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Santé

"reste à charge zéro" n’est pas 100% sécu

vendredi 18 janvier 2019 , 151 : visites , par Rémi

Promesse de Macron, le décret sur un "reste à charge zéro" est paru la semaine dernière dans le Journal Officiel. Mais on est loin de la proposition du PCF d’un remboursement 100% Sécu du dentaire, de l’audition et des lunettes.

Il suffit de lire le décret pour constater le bornage voulu par le gouvernement, avec une liste de « certains équipements d’optique, aides auditives et soins prothétiques dentaires », pour lesquels sera garanti un accès sans reste à charge, moyennant le respect de tarifs plafonds. Par exemple, les tarifs plafonds des lunettes prises en charge à 100% sont fixés « au maximum à 420 euros » pour des verres unifocaux sphériques ; tarifs plafonds pouvant atteindre 800 euros pour certains verres progressifs. La prise en charge d’une monture est limitée à 100 euros, et pour une paire de lunnettes tous les deux ans, sauf cas particuliers.

Lors de la campagne des élections présidentielles, beaucoup ont mis en avant, sous divers avatars et avec de funestes arrière-pensées à l’égard de la Sécu, des propositions sur ce sujet particulièrement sensible auprès des français les plus modestes, dont beaucoup doivent se priver de soins. Toutes n’étaient, après décryptage, que des miroirs aux alouettes, pour ne pas dire des contrefaçons dangereuses. En vérité toutes ces options reposent sur un socle commun : les dépenses de la sécurité sociale doivent être subordonnées à des impératifs qui leurs sont supposés "supérieurs" comme le coût du travail, la dette publique, la croissance économique. La situation au regard du droit à la santé est préoccupante en France. Si le système de santé est développé dans notre pays - il a été un des meilleurs au monde - il est l’objet d’attaques répétées ayant comme objectif de dégager les entreprises, du financement socialisé et solidaire de la Protection sociale et de la Sécurité Sociale.

100% Sécu, c’est possible

C’est tout le sens de la mise en place de la CSG, de la fiscalisation par diverses taxes... : remettre en cause la solidarité universelle, fondement du droit aux soins pour tous. Toutes les mesures prises - ou en projet - sont de faux prétextes pour justifier en réalité toujours plus de cadeaux aux entreprises et à leurs actionnaires. Le «  zéro reste à charge  » macroniste pour l’optique, le dentaire et l’appareillage n’est rien d’autre qu’une voie royale ouverte au monde assurantiel et maintient les inégalités d’accès à la santé. À l’opposé, les propositions du Parti communiste autour du « 100% Sécu » sont en rupture totale avec les logiques austéritaires et de casse sociale. Le « 100% Sécu  » concerne tous les régimes de la Sécu ; pas uniquement les prestations mais aussi le financement (100% par les cotisations sociales), et le mode de gestion : 100% par les salariés. Macron a la volonté d’en finir avec la Sécu : suppression d’une partie des cotisations salariales, « reste à charge zéro », sur fond de matraquage sur le coût du travail (pérennisation de l’exonération des cotisations patronales). Autre aspect de la mesure que n’a pas manqué de soulever le député communiste Alain Bruneel au moment du vote à l’Assemblée : « Dès lors que l’assuré souhaitera mieux que l’offre basique, il est fort à craindre que les tarifs explosent pour bénéficier de lunettes ou de prothèses [...] plus esthétiques et de meilleure qualité », dans un contexte où les cotisations de l’assurentiel privé augmentent, compte tenu des prélèvements opérés sur les complémentaires.

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