“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

Dossier
  • Enseignement, éducation... C’est l’école qu’ils assassinent !
    13 mai 2011

    Suppression de 16 000 postes d’enseignants à la rentrée 2011. De 2002 à 2011, 74 600 postes ont été supprimés, soit 8,6% des effectifs. L’Aube n’échappe pas au “dégraissage”. La politique de l’UMP est intolérable : fermetures de classes, suppressions de postes, etc. Alors que la natalité laisse prévoir une croissance du nombre d’élèves, l’enseignement (...)

    Lire la suite
Accueil > Archives > National > Enseignement –Recherche –Education > L’école au karcher 10 000 postes supprimés en 2008

L’école au karcher 10 000 postes supprimés en 2008

Les français pris pour des vaches à lait

jeudi 5 juillet 2007 , 1834 : visites , par LDA

Les démolisseurs se sont mis au travail.

Quand on est de droite, on sait par quoi commencer. C’est une sorte de réflexe. Quelque chose qui, dans une sorte d’estomac archaïque, n’a toujours pas permis de digérer l’école publique pour tous. Les premières vagues d’assaut avaient été lancées sur les universités, mais l’offensive touche tous les secteurs. Xavier Darcos vient d’estimer "aux alentours de 10 000" le nombre de postes supprimés dans l’éducation nationale au budget 2008, alors que le nombre d’élèves augmente de plus de 20 000 dans le secondaire.

Le ministre n’est pas inconscient ni incompétent. Il sait parfaitement que "quand on vous supprime un professeur dans le premier degré, vous fermez une classe". Mais il applique la consigne de l’Élysée : ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. Il ne cherche pas à finasser et n’admet "quelques ajustements" qu’à la condition d’obtenir "que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d’être moins nombreux mais d’avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants importants d’heures supplémentaires". Il faudrait donc en plus que les profs cultivent le goût du hara-kiri...

Les projets s’additionnent : menaces sur la carte scolaire, autonomie des universités, instauration de sélections sévères à l’université, suppression de postes d’enseignant... Le tableau est suffisamment précis pour dénoncer une entreprise de casse du service public de l’enseignement pour le remplacer par une école à plusieurs vitesses, moins coûteuse, parce qu’elle privilégiera les filières pour les enfants favorisés, par un système d’éducation docile devant les multinationales. L’économie capitaliste mondialisée réclame un service d’enseignement uniformisé et formaté ; les répétiteurs de l’UMP ne cessent donc de seriner qu’il nous faut ressembler au modèle américain ou britannique. Ceux de l’inégalité affichée comme une vertu ! Ernest-Antoine Seillère, dont nul ne peut contester la franchise, a lâché le morceau : les patrons européens "recommandent d’avancer sur la politique inscrite à l’agenda de Lisbonne pour mettre en place les réformes nécessaires en matière de marché de l’emploi, d’éducation, de recherche et de développement".

Tous ces secteurs sont menacés par la politique qui se met en place

L’intérêt collectif et les besoins pour l’avenir de la société sont délaissés et les oligarques placés aux postes de pilotage de la recherche scientifique ou de l’université. L’éducation souffre depuis des années de la compression de ses moyens (elle a perdu 60 000 postes depuis 2002) mais l’avènement de Sarkozy semble devoir marquer une accélération de l’entreprise de démolition. Le dossier est d’ailleurs particulièrement emblématique de l’écart qui ne va cesser de se creuser entre les engagements du candidat UMP à la présidentielle, le discours qui promettait à tous et à chacun sa chance, et la réalité de ses réformes. N’avait-il pas assuré, lors du débat du deuxième tour, qu’il ne toucherait pas aux emplois d’enseignants ? Déjà, Sarkozy varie, bien fol qui s’y fie, s’il n’a ni dividendes ni stock-options. L’Élysée prépare en effet son paquet fiscal qui va prendre à la France 40 milliards d’euros pour les offrir à 250 000 familles. C’est aux écoliers qu’il réserve les soustractions.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N928

1 Message

  • L’école au karcher 10 000 postes supprimés en 2008 6 juillet 2007 10:42, par Frédéric BIANIC

    La réduction des personnels entraine la désorganisation de L’Education Nationale. Un exemple, dans notre département la communication de certains résultats d’examen a été faite aux journaux avant même que les jury ne se soient réunis, c’est illégal . Comment peut-on encore croire que les décisions des jurys sont souveraines alors que leurs délibérations se déroulent avec l’édition de l’Est Eclair sous les yeux, édition qui annonce par avance les décisions qu’ils doivent prendre. Ce fait inadmissible en regard des prérogatives des jurys, l’est aussi vis à vis des élèves et des parents puisque les résultats annoncés dans l’Est Eclair étaient partiellement faux. Ce genre de dysfonctionnement rique de se reproduire avec les coupes sombres annoncées par le gouvernement. L’équation moins de personnels pour plus d’élèves va multiplier les grains de sable qui ne manqueront pas de gripper les rouages de cette belle institution qu’est l’Education Nationale qui permet, pour le moment, l’égalité des chances.

    repondre message

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|