“Même si nous sommes les témoins d’impacts climatiques dévastateurs provoquant le chaos à travers le monde, nous ne faisons toujours pas assez, nous n’allons pas assez vite.” Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

L'Humeur
  • DE MALICETTE
  • 8 décembre 2018
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Gilets jaunes, mouvement social

on éteint pas le feu avec des queues de cerises

samedi 8 décembre 2018 , 70 : visites

Claquemuré dans la capitainerie, Macron a envoyé Philippe dans les soutes distribuer des confettis. Mauvaise pioche, le mouvement social perdure et prend de la force avec les appels à la grève qui se multiplient.

gilets jaunes et colère rouge !

Le mouvement des gilets jaunes exprime haut et fort la colère de l’immense majorité de la population devant une politique d’injustice sociale jamais égalée. Qu’ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des cols bleus, des millions de femmes et d’hommes n’acceptent plus le sort qui leur est fait. Cette politique de classe, ultra libérale s’est accélérée ces dernières années au fur et a mesure que le PCF qui, historiquement porte la défense du monde du travail et combat le système capitaliste, s’est affaibli et que l’autre parti de la gauche, le parti socialiste ait sombré dans le libéralisme. C’est donc sur les décombres d’une gauche profondément divisée et traversée par le populisme que Macron a pu imposer sa politique qui rend la vie de plus en plus dure à ceux qui comptent en centimes et gave ceux qui comptent en millions.

Aujourd’hui, les gilets jaunes remettent sur le devant de la scène la question de la répartition des richesses, l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux, le retour de l’ISF. Certes, tout cela n’est pas toujours très cohérent et certains slogans, comme « la baisse des impôts » permettent encore à la droite et à l’extrême droite de soutenir le mouvement. Mais tout cela doit se décanter bientôt. Car la revendication majeure des gilets jaunes, c’est la justice sociale et fiscale. C’est-à-dire l’augmentation des salaires, et le rétablissement d’un impôt progressif et notamment de l’impôt sur la fortune. Deux mesures que la droite et l’extrême droite combattent.

L’entrée en grève, dès lundi matin à l’appel de la CGT, de la fonction publique, des routiers, après celle des lycéens et des étudiants, montre combien c’est la société tout entière qui est interrogée par ce système capitaliste qui broie les hommes et les femmes au profit d’une petite minorité. Gilet jaune et colère rouge ! La journée d’action nationale du 14 décembre prochain à l’appel de la CGT doit être un moment de convergence de ce ras-le-bol généralisé. Les communistes sont dans l’action, plus combatifs que jamais.

en annonçant une série de mesures, dont une suspension de la hausse des taxes sur les carburants prévue au 1er janvier, le premier ministre est monté seul au créneau dans la crise des gilets jaunes, sans parvenir à éteindre la colère.

Le premier ministre a proposé aux Français et aux gilets jaunes un marché de dupes. En apparence, le pouvoir recule, pour la première fois depuis le début du quinquennat et après trois semaines de mobilisation des gilets jaunes, avec la suspension pour six mois des taxes prévues au 1er janvier. Édouard Philippe a aussi annoncé un moratoire sur la hausse de la taxe carbone, sur l’essence, le fioul et le diesel, la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers. Il a aussi assuré du maintien des tarifs du gaz et de l’électricité « pendant l’hiver » et la suspension du durcissement du contrôle technique pour les véhicules diesel.

Des annonces clairement insuffisantes face à un peuple qui souffre de ne pas pouvoir boucler ses fins de mois. Les revendications sont pourtant claires : il faut plus de mesures pour le pouvoir d’achat et cela ne peut passer que par une augmentation des salaires et des pensions. Non seulement un moratoire ne changera pas la vie des français, mais pire elle serait aggravée, puisque le Premier ministre a indiqué qu’une telle mesure serait suivie d’une baisse de la dépense publique, menaçant à mots à peine couverts les services publics.

De plus, rien en matière de salaire minimum, si ce n’est de faire passer la hausse légale de 3% pour une concession généreuse. Rien non plus sur le rétablissement de l’ISF, sur la CSG et les retraites. En fait, le pouvoir continue de n’entendre que de l’oreille droite. Il est grand temps qu’il se mette à écouter des deux oreilles.

PAR JEAN-PIERRE CORNEVIN SECRÉTAIRE DÉPARTEMENTAL DU PCF

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