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Retraite

main basse sur les pensions de réversion !

samedi 8 décembre 2018 , 46 : visites , par LDA

Le budget de la réversion est de 36 milliards d’euros. En plein mouvement pour le pouvoir d’achat, le gouvernement n’a rien trouvé d’autre que de charcuter à la baisse les pensions de réversion !

Fin novembre, la dernière audition du haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, par la commission des affaires sociales de l’Assemblée, a remis à vif les inquiétudes sur une révision à la baisse des pensions de réversion. L’été dernier, alors qu’il ouvrait son cycle de consultations des partenaires sociaux pour la réforme globale du système de retraites, Jean-Paul Delevoye avait remis un document avec cette question : « Doit-on maintenir des pensions de réversion ?  ». Il n’en avait déjà pas fallu plus pour faire entendre que la messe était... presque dite, malgré les assurances données alors par Edouard Philippe. Le Premier ministre avait garanti qu’aucun projet du gouvernement ne tendait à changer les règles qui s’appliquent en matière de pensions de réversion. Or, les dernières discussions, qui ont eu lieu à l’Assemblée, suggèraient pourtant le contraire. Pour Jean-Paul Delevoye, chargé de la basse besogne par Macron, circulez, il n’y avait rien à voir : « Nous ne supprimerons pas les pensions de réversion. » S’il était honnête, il aurait dit : « Nous ne supprimerons pas ‘toutes’ les pensions de reversion et nous baisserons brutalement celles qui ne sont pas supprimées. » Car ils mentaient encore, bien sûr : ils veulent remplacer le droit à une pension par une vague notion de maintien de revenu. Rappelons en outre que le budget total de la réversion est de 36 milliards d’euros. On comprend dès lors que le gouvernement veuille faire main basse dessus. Ils protestent et disent « la baisse sera de 25% » et pas de 50%. Mais, justement, on voit très clairement là où ils veulent aller !

Une question de vie ou de mort sociale pour des millions de gens

À en croire M. Delevoye, les pensions de réversion ne seraient plus déterminées en fonction du montant de la retraite du conjoint défunt, mais en fonction des revenus du veuf ou de la veuve encore vivante. Mais parlons chiffres. Soit M., avec 1 800 euros de retraite brute, et Mme, 1 200, pour un total du ménage de 3 000 euros. Si M. meurt le premier (90% des cas), dans le système actuel, Mme touchera 1 200 euros + 50% de 1 800 euros, soit une pension de 2 100 euros brut. Dans le système préconisé, ce sera la totalité des deux pensions divisée par deux. Soit 1 500. Autrement dit, une baisse de 600 euros par mois par rapport au système actuel ! Si Mme meurt la première, M. touchera... zéro euro en réversion car il a déjà plus que la moyenne des deux qui est de 1 500 euros. Dans les deux cas, il y a, évidemment, non pas « maintien du niveau de vie », comme prétend y être très attentif le gouvernement, mais baisse brutale. Pour le privé, soit 80% des retraités, l’écart est encore plus important car le taux actuel de réversion des retraites complémentaires de l’Agirc et de l’Arrco, est de 60% et non de 50%. Avoir travaillé toute sa vie, perdre son conjoint et subir cette attaque supplémentaire et brutale contre le pouvoir d’achat, il y a là de quoi sortir les gilets gris, après les gilets jaunes.C’est donc une question de vie ou de mort sociale pour des millions de gens que d’empêcher ça ! Le gouvernement persiste et signe. Toujours est-il que la défense des pensions de réversion est récemment apparue dans les listes de doléances des Gilets Jaunes...

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