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L'Humeur
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Éducation nationale

front syndical contre les suppressions de postes

vendredi 16 novembre 2018 , 231 : visites , par LDA

Pour la première fois depuis 2011, l’ensemble des syndicats de l’Éducation nationale a appelé à la grève contre les coupes budgétaires décidées par le gouvernement.

Tous les syndicats des personnels de l’Éducation nationale, ont appelé en début de semaine à une journée de grève pour protester, notamment, contre les suppressions de postes décidées par le gouvernement. Une union inédite depuis 2011 sous Sarkozy, et tous les secteurs étaient concernés  : de la maternelle au lycée ; privé et public. À la manoeuvre, les trois principales fédérations de l’Éducation nationale, FSU, CFDT, Unsa. Mais un autre appel réunissant CGT, FO et SUD avait été lancé, élargissant le mot d’ordre à la réforme de l’enseignement professionnel, celle du lycée et contre «  la casse du statut général de la fonction publique  ». Le budget 2019 de l’Éducation nationale, qui arrivait en discussion à l’Assemblée nationale, était au centre des griefs. Il prévoit, en effet, de supprimer 2 650 postes dans les collèges et les lycées publics, 550 dans le privé et près de 500 dans les services d’administration. Dans le même temps, annonce est faite de la création de 1 800 postes dans le primaire. Des chiffres qui, dans un cas comme dans l’autre, suscitent la colère. De fait, les créations annoncées dans les écoles primaires relèvent d’une « pseudo-priorité » affichée par le gouvernement car, estiment les organisations syndicales, ils sont très loin de couvrir les besoins nés du dédoublement des classes de CP et CE1 en zone d’éducation prioritaire. En réalité, il en faudrait au moins deux fois plus. Pour les trouver, les rectorats seront donc obligés d’aller “piocher” dans d’autres classes et dans un dispositif « plus de maîtres que de classes  », qui consiste à affecter dans une école primaire un enseignant supplémentaire.

Second degré : 40 000 élèves en plus, 2 650 postes en moins

Des dédoublements qui seront donc faits au détriment des autres niveaux qui risquent d’être plus chargés. Mais où la situation est proprement scandaleuse, c’est dans le secondaire. Le gouvernement raye des effectifs 2 650 postes, alors même que l’agence des statistiques du ministère de l’Éducation nationale prévoit une hausse de 40 000 élèves à chaque rentrée entre 2019 et 2021. Pour faire avaler la pilule, le ministre Jean-Michel Blanquer tire des plan sur la comète avec la réforme du lycée qui prévoit de supprimer certaines filières (L, ES, S), et qui devrait permettre, selon lui, d’équilibrer les effectifs des classes et de libérer des postes d’enseignants. Pour le collège, le ministre n’a pas grand chose à dire si ce n’est de faire la promesse dérisoire de compenser le manque de postes par des heures supplémentaires. Si le nombre des suppressions de postes peut paraître “minime” par rapport à la totalité des agents de l’Éducation nationale (environ un million), les syndicats s’attendent à ce qu’elles soient suivies d’autres coupes dans les effectifs, Emmanuel Macron ayant indiqué vouloir supprimer 50 000 postes dans la fonction publique d’État d’ici 2022. À quoi s’ajoute le fait que l’Éducation nationale n’a pas été épargnée par la baisse du nombre d’emplois aidés. 30 000 Parcours Emploi Compétences (PEC, nouvelle version des contrats aidés) sont budgétés pour 2019, contre 200 000 en 2018. L’Éducation nationale, qui représente la moitié des effectifs de la fonction publique d’État, risque de payer un lourd tribut à la “rigueur budgétaire”.

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