“Même si nous sommes les témoins d’impacts climatiques dévastateurs provoquant le chaos à travers le monde, nous ne faisons toujours pas assez, nous n’allons pas assez vite.” Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

L'Humeur
  • de MALICETTE
  • 11 novembre 2018
  • Le 11 novembre, nous fêtons le centenaire de l’armistice. Durant la Grande Guerre, nous apprend Christophe Lucand, historien invité par l’UPOPAube, les poilus consommèrent environ 50 millions d’hectolitres de vin. Cette boisson miraculeuse eut le don (...)

  • Lire la suite

Armement nucléaire

Trump relance la course au réarmement

dimanche 11 novembre 2018 , 200 : visites , par LDA

“Nous allons mettre fin à l’accord et développer ces armes”, a déclaré Trump à propos d’un traité signé en 1987 sur les armes nucléaires. Après l’accord, lui aussi renié, sur le nucléaire iranien, il poursuit sa stratégie irresponsable et macabre.

Décidément, rien n’arrête Donald Trump et les USA dans leur chantier de démolition de ce qu’il reste de l’ordre multilatéral. Après le trait de plume biffant l’accord sur le climat, l’accord sur le nucléaire iranien jeté à la poubelle, le chiffonnage du traité antimissile balistique (ABM), le président des États-Unis a annoncé dans un meeting le 20 octobre dernier, la mise à mort du traité américano-soviétique de 1987 sur les arsenaux nucléaires terrestres de portée intermédiaire. Ce traité qu’avaient signé Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan interdisait aux deux grandes puissances de tester, produire et déployer des missiles sol-sol, balistiques et de croisière allant de 500 à 5 000 kilomètres. Il avait été adopté sous la pression d’un puissant mouvement en Europe, et particulièrement en France, animé par le Mouvement de la Paix et l’Appel des Cent sous l’impulsion de Georges Séguy, derrière le mot d’ordre « Ni Pershing, ni SS20 », du nom des missiles américain et soviétique. Depuis, le nombre de ces engins de mort a été réduit de 75 000 à 16 000. Dans le prolongement de cet accord, 40 ans plus tard, l’ONU a ouvert a signature le 7 juillet 2017 un nouveau traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian). Malheureusement, comme ce fut le cas il y a quatre décennies, les autorités françaises n’y ont, une fois encore, pas apposé leur signature.

Sortir du silence

C’est dans un contexte de crise du capitalisme, qui fait mûrir de nouveaux krachs boursiers, où les Proche- et Moyen-Orient connaissent les guerres, où les USA et l’occident en général perdent leur « leadership  » mondial au profit de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie à l’Afrique du Sud ou au Brésil, et que nul ne sait comment finira la guerre économique engagée contre la Chine, que le dirigeant nord-américain a pris une décision qui pourrait s’avérer ravageuse pour le monde, notamment pour le continent européen. Face à une telle menace, les peuples européens doivent se parler, faire entendre ensemble leurs voix sans tarder, en lien avec toutes les forces de paix, les forces progressistes des États-Unis, de Russie, de Chine et d’ailleurs. Les institutions européennes doivent aussi sortir de leur silence et chercher les moyens et les alliés permettant de stopper cette stratégie irresponsable et macabre. Certes, la Russie est visée par la décision américaine, mais plus encore la Chine, comme on a pu l’observer à l’écoute de plusieurs interventions de dirigeants US, dont celle du vice-président sur cet inquiétant tournant vers une guerre qui ne serait pas que « froide », si on se réfère à la déclaration de Trump : « À quoi sert-il d’avoir des armes nucléaires pour ne pas s’en servir ?  ». Le combat pour la paix et le désarmement se doit donc de prendre une force nouvelle. Il faut, chez nous, obtenir que la France prenne des initiatives diplomatiques pour que l’Union européenne, et au-delà, pèse en faveur d’un multilatéralisme adapté aux conditions de nos temps incertains, mais aussi d’un nouveau type de coopérations, visant la préservation des biens communs de l’humanité, d’une sécurité de vie pour chaque être humain et du progrès social. Parmi celles-ci, ne pourrait-on pas être à l’initiative d’une conférence paneuropéenne de sécurité et de coopération, ouverte aux États de tout notre continent, associant les représentants des peuples et les mouvements engagés pour la défense et la protection de la paix ?

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|