“Nous ne sommes pas obligés d’accomplir des grandes actions héroïques pour participer au processus du changement. De petits actes multipliés par des millions de personnes peuvent transformer le monde.” Howard Zinn

L'Humeur
  • LES PETITS SOUS
  • 26 octobre 2018,
    par Malicette
  • Agnès Buzin a rendu visite à l’hôpital de Troyes pour tenter de lui redonner la santé. Elle a constaté qu’aux urgences, il y avait moitié moins de personnel que nécessaire (16 contre 40). On s’est dit, il y a des solutions. Il suffit d’avoir un peu (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 26 octobre 2018
  • Geoffroy Roux de Bézieux, descendant d’une famille lyonnaise anoblie en 1769, a grandi à Neuilly-sur-Seine. Longtemps légionnaire, son père a fini (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2018 > Octobre 2018 > N° 1518 > LES PETITS SOUS

LES PETITS SOUS

vendredi 26 octobre 2018 , 36 : visites , par Malicette

Agnès Buzin a rendu visite à l’hôpital de Troyes pour tenter de lui redonner la santé. Elle a constaté qu’aux urgences, il y avait moitié moins de personnel que nécessaire (16 contre 40). On s’est dit, il y a des solutions. Il suffit d’avoir un peu d’imagination. Tout d’abord, transférons des médecins des hôpitaux où il y en a trop. Mais, ça n’existe pas. Que faire ? Si l’hôpital public ne peut faire cet effort, aidons des structures privées à s’implanter, déclara Mme Buzyn qui était là pour faire le buzz. Créons des maisons de santé. Les communes mettront la main à la poche. Si les médecins rechignent un peu, on leur imposera des horaires et des tarifs acceptables pour les malades à petits revenus. Est-ce la mort des dépassements d’honoraires, me dis-je ? - Soyez sérieuse, voyons, Malicette.

Côté médecins, rien à faire. Etudions côté malades. S’il n’y a pas assez de médecins, c’est qu’il y trop de malades. Diminuons ceux-ci. Pas facile. Il y en a qui exigent d’être soignés. Un député En Marche (on ne sait vers où) a proposé qu’on éloigne un grand nombre de malades des urgences pour les renvoyer vers leur médecin traitant. L’hôpital y perdra une consultation, dit-il, mais on le dédommagera avec une prime ! L’hôpital sera donc payé pour ne pas soigner !

En panne de solutions efficaces, comme d’ouvrir des lits et de former des médecins, Mme Buzyn, M. Baroin et leur escorte ont finalement décidé d’inaugurer le bâtiment Mère-Enfant en le nommant « Bernadette Chirac ». Pour ceux qui ne la connaissent pas, c’est la dame qui a vidé les tirelires des petits Français de leurs pièces jaunes. C’est la dame aux petits sous détroussés. L’hôpital ne l’a pas volé, ce nom-là.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|