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Formation professionnelle

Non à la fermeture du centre AFPA de Romilly S/Seine

vendredi 26 octobre 2018 , 138 : visites , par LDA

D’ici à la fin 2019, le centre de formation des adultes de Romilly-sur-Seine devrait fermer dans le cadre d’un “plan de transformation” de l’organisme au niveau national. La suppression de vingt postes est annoncée.

L’AFPA, l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes a dévoilé la semaine dernière un “plan de transformation” pour enrayer le déficit financier de l’organisme public. 1 541 postes seraient supprimés d’ici à 2020 et 38 centres de formation fermés sur le territoire national. Dans notre région Grand-Est, cinq centres vont être rayés de la carte du service public de formation : Faulquemont et Thionville (57), Soultz-sous-Forêts (67), Reims (51) et Romilly-sur-Seine, où vingt postes devraient être supprimés. 193 postes au niveau régional sont prévus pour être supprimés, selon l’actuel “plan” présenté par l’AFPA.

La situation de l’AFPA, déjà touchée par la disparition de 3 000 emplois en dix ans, va donc se détériorer considérablement. Alors que le Premier ministre vante par devant les mérites de la formation et de l’accompagnement, le gouvernement manoeuvre parallèlement et en arrière boutique à réduire la capacité d’intervention de l’organisme, en préparant un plan découlant d’orientations stratégiques adoptées en avril dernier. Selon la Cour des comptes, dans son rapport 2017 sur la mission travail et emploi, le montant des mesures pour l’AFPA ne représente que 0,10% du budget de ce ministère. Pour autant, la Cour - ultralibéralissime ! - a réitéré « ses observations quant aux risques que la situation financière de l’AFPA, désormais opérateur de l’État, fait courir au budget de ce dernier  ». Il convient de dénoncer cette analyse boutiquière qui veut justifier une attaque contre l’Agence, alors que son utilité sociale est maintes fois mise en avant et son efficacité pour le retour à l’emploi saluée.

Les élus communistes de Romilly ont immédiatement réagi

“Les milliers de salariés de l’AFPA ont multiplié les efforts, y compris en supportant un gel des salaires depuis de nombreuses années, pour assumer pleinement les missions qui leur sont confiées, dans des conditions de travail qui continuent de se dégrader fortement. Il est insupportable de laisser entendre que ces financements sont un « risque » pour un budget de ministère justement chargé du travail et de l’emploi, surtout dans des proportions aussi infimes et fortement déséquilibrées au regard d’autres dépenses astronomiques et plus que discutables. Alors que le chômage et la précarité augmentent, les besoins en formations n’ont jamais été aussi prégnants, y compris pour préparer aux métiers de demain. Il est incompréhensible que face à de tels enjeux, le gouvernement cherche à résoudre « le problème AFPA » en accentuant les difficultés de l’accès à la formation sur tout le territoire. Il faut pousser à reconsidérer la lecture de ce que représente l’Agence pour les politiques publiques de l’emploi et de la formation. L’actuelle situation du chômage engendre des « factures » bien plus importantes pour le pays que l’investissement nécessaire pour faire fonctionner l’Agence. Un actif sur huit a été formé par l’AFPA, avec en moyenne 66% de retour à l’emploi dans les six mois qui suivent. Combien d’allocations « économisées  » ? Combien de cotisations perçues pour la Sécurité sociale, les retraites ? Quid du pouvoir d’achat ainsi reconstitué, grâce au retour à l’emploi, pour contribuer à la croissance du pays ?”, estiment les élus romillons du PCF.

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