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L'Humeur
  • DE MALICETTE
  • 11 octobre 2018
  • Gérard Streiff écrivit il y a quelques années une pièce, “Camarade Duras”, qui raconte l’exclusion de la romancière du Parti Communiste. Ce n’est pas tant l’histoire de l’écrivain dont il s’agit mais de la soviétisation du parti et du culte de la (...)

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DE MALICETTE

démocratie

jeudi 11 octobre 2018 , 42 : visites

Gérard Streiff écrivit il y a quelques années une pièce, “Camarade Duras”, qui raconte l’exclusion de la romancière du Parti Communiste. Ce n’est pas tant l’histoire de l’écrivain dont il s’agit mais de la soviétisation du parti et du culte de la personnalité qui détruisit tant de camarades dans les années 50. La question pourrait-être : l’être humain peut-il vivre sans idoles, petites ou grandes ? Sans dieux ? Sans statue du commandeur ? C’est une histoire que les moins de 20 ans ont du mal à connaître, mais on vient d’enterrer Aznavour, une idole encore après celle d’Halliday, icônes qui remuent tendrement les foules. Elles feront moins de dégâts en tout cas que celles qui montent aujourd’hui en Europe et au Brésil. Mais revenons à Duras.

Dans la pièce de Streiff, le stalinisme est violemment désarticulé et ses pompes et ses oeuvres, et ses méfaits sur les militants. Des hommes bons, vertueux, sortant de la Résistance, auréolés de gloire et croyant dur comme fer (Staline = l’homme d’acier) aux vertus du communisme soviétique et excluant à tour de bras les meilleurs. Souvent sur de simples soupçons. On a pris la mesure de cette dérive. Staline, ce fut la terreur sans la vertu. La démocratie après ça, fut une reconquête lente et difficile.

On vient de voter au Parti communiste et ce n’est pas le texte du Comité national qui a été choisi. Les médias s’étonnent et en font leurs choux gras. Normal ! C’est si rare la démocratie ici, là ou ailleurs, en France et dans le monde, qu’elle étonne toujours quand on la croise.

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