“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

L'Humeur
  • DE MALICETTE
  • 31 août 2018
  • C’est une humeur coléreuse, un brin querelleuse qui m’anime aujourd’hui, moi, fille de prolo et enragée du service public. Quelques camarades sont allés à l’Université d’été du PCF à Angers. Trois jours pour connaître, se cultiver, se fortifier, fréquenter (...)

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COMMEMORATIONS 2018

vendredi 31 août 2018 , 227 : visites

En cette fin août, les commémorations a été nombreuses, s’agissant à la fois de fêter la Libération dans les villes et villages de l’Aube et de rappeler les exactions des troupes nazies durant leur fuite.

On commémore les massacres de Creney (le 22), de Buchères (le 24), ou de Chauffour-les-Bailly (28 août) ; crimes de guerre impunis puisque des recherches n’ont pas été sérieusement entreprises à l’époque. On savait, par exemple, depuis 1945 le nom des Bretons qui avaient assisté les Allemands dans le massacre de Creney. Quant aux 67 civils massacrés à Buchères, faut-il répéter encore qu’ils furent une tactique de guerre destinée à provoquer la terreur et que mettre ce crime sur le dos de la Résistance, comme ce fut le cas à l’époque, est un argument qui flirte avec la collaboration. D’ailleurs les nombreux crimes semés dans l’Aube par les troupes nazies en débandade confirment cette volonté délibéré de semer la mort.

Dimanche 19 août, c’est sur la tombe d’Hubert Jeanson à Baudement, que vont se recueillir les élus, les associations et la famille de ce jeune capitaine FTPF fusillé à Creney. Jacques Parent, résistant déporté et mort à Ravensbrück, n’est pas oublié. Il habitait lui aussi à Baudement. La municipalité de Baudement était représentée par Alain Hussenet (1er adjoint) et Michèle Lucas. Il a été rappelé à cette occasion que ces héros sont morts en luttant contre le racisme. Or, dit l’intervenant, «  on a raison de parler encore et toujours de ce fascisme et de ce racisme qu’ont subis l’Europe et ses peuples à l’époque. Car on les voit renaître partout. La crise migratoire provoque des comportements honteux. Certains vont jusqu’à oser parler aujourd’hui d’envahissement, de submersion, d’occupation, de substitution ethnique. C’est exactement le langage des nazis de l’époque ! » Que penser du récent discours de Wauthier qui dit que « les Français refusent de devenir étrangers dans leur propre pays » ? Le 22 août, ce fut la cérémonie de Romilly en l’honneur des quinze Romillons fusillés à Creney et, le 26, celle de Creney. Dans ces deux cas, le discours de Rolande Barthélémy fut particulièrement remarqué. Il commença par un éloge de Ginette Collot, l’ancienne présidente de l‘ANACR de Romilly qui oeuvra pour la Résistance 50 années durant. Rolande montra que ces commémorations étaient destinées à «  montrer une vision courageuse de la France… une conception exigeante et héroïque de la liberté et du patriotisme que la République se doit de reconnaître en ces martyrs. Nous avons un devoir d’exemplarité dans la perpétuation de cette mémoire des crimes de guerre comme des crimes contre l’humanité. Notre assiduité aux cérémonies patriotiques contribue au combat contre l’oubli.  » Elle n’a pas oublié de dire aussi et n’estce pas là l’essentiel, que c’est grâce à la Résistance que nous avons retrouvé le chemin des libertés démocratiques et de l’humanisme et que nous avons même obtenu des avancées sociales importantes. Je ne saurais mieux terminer cet article qu’en citant sa conclusion qui est la philosophie de l’ANACR et de la FNDIRP : « Aujourd’hui, le sacrifice des quinze jeunes Romillons fusillés à Creney nous appelle à la mobilisation contre les nouvelles barbaries qui sont à nos portes et qui agissent en France même. Rien n’est jamais acquis définitivement, ni la liberté, ni la démocratie. Il faut sans cesse les faire vivre, les renforcer, les défendre. Là est le souvenir du 22 Août 1944, auquel Romilly doit rester fidèle avec détermination.  »

JEAN LEFÈVRE

NB : Nous avons apris avec tristesse le décès de Gilbert Couillard, ancien Résistant, notre camarade, qui avait lui aussi beaucoup oeuvré pour la mémoire de la Résistance. Son enterrement a eu lieu le 31 août au cimetière de Rosières. Nous reviendrons sur son parcours dans une prochaine édition.

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