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Scolarité

Coût de la rentrée : une baisse en trompe-l’oeil

vendredi 24 août 2018 , 248 : visites , par LDA

L’annonce de la diminution des dépenses scolaires masque une réalité plus complexe, et cache aussi une restriction de leurs dépenses par les familles. Pour que l’école soit bien celle de tous, elle doit être gratuite, estime le PCF.

Entre le primaire et le secondaire, l’ARS est réévaluée de 9% alors que les dépenses peuvent grimper de... 150%.

Pour la première fois depuis 2013, le coût de la rentrée scolaire est en baisse : -2,3% selon l’enquête menée chaque année par la Confédération syndicale des familles (CSF). Mais une autre association, Familles de France (FMF), observe à l’inverse une augmentation globale de 1,05%. Explication : FMF enregistre chaque année la variation de prix sur un panier type (correspondant à l’entrée en 6ème), tandis que la CSF mesure les dépenses réelles des familles, sur la base des déclarations qu’elle fait remonter par son réseau. Il faut se méfier de chiffres qui recouvrent une réalité complexe. En primaire, la CSF relève une hausse, quasi “raisonnable”, de 1% en CM1, mais considérable en CP : +10,6 % !

Double... et triple peine

Dans le secondaire en revanche, la baisse est générale. Mais là, c’est le montant des achats qui devient inquiétant : à plus de 403 euros en 2de générale, on dépassen le montant de l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Quant à la 2de professionnelle, elle affiche un coût exorbitant de près de 700 euros, qui découle des équipements spécifiques et/ou techniques demandés pour les matières professionnelles. Une forme de double peine puisque les élèves de ces filières sont généralement issus de familles modestes, et même de triple peine puisque ces adolescents terminent aussi souvent leur scolarité après 18 ans, un âge auquel les familles ne touchent plus l’ARS. La CSF explique aussi les baisses observées par le changement de comportement des familles. Moins d’achats pour le sport et de produits de marques, plus de réutilisations du matériel de l’année précédente. Autrement dit, ce n’est pas la scolarité qui coûte moins cher, mais ce sont les familles qui surveillent les dépenses. Avec une inflation à 2,3% et la hausse, notamment, du coût de l’énergie, les familles ont dû rogner les dépenses liées à la rentrée.

Pour une baisse à 5,5% de la TVA

Ainsi, la baisse moyenne observée est trompeuse car elle reflète en fait des difficultés économiques accrues pour les familles. D’autant qu’aux dépenses “pédagogiques”, il faut ajouter d’autres coûts, comme celui des transports et de la restauration scolaires. Et non des moindres. Selon la CSF, le transports scolaire coûte en moyenne 200 euros par an en primaire et 400 dans le secondaire. Quant à la cantine, elle implique une dépense oscillant entre 405 et 486 euros, tous âges confondus. Ce qui fonde l’association à revendiquer, outre l’application du taux réduit de TVA (5,5% au lieu 20%), la gratuité réelle des transports scolaires et l’instauration d’un service public de restauration scolaire avec des tarifs uniformisés sur tout le territoire en fonction du quotient familial. Des demandes qui rejoignent l’exigence du PCF de “rétablir une gratuité réelle” de la scolarité, comme l’a dit encore récemment son porte-parole, Olivier Dartigolles. Estimant, notamment, qu’il “n’est pas normal de devoir payer pour se rendre à son établissement”, il a proposé de financer une “gratuité effective” de l’école en utilisant les 6 milliards que coûterait la suppression de la taxation sur les expatriés fiscaux, annoncée en mai dernier par Emmanuel Macron. Il est donc indispensable que l’école offre à tous les élèves le nécessaire pour réussir. Il faut avoir le courage de rompre avec les politiques libérales, celui de porter l’ambition d’une école de l’égalité, mais aussi de préparer les chemins nouveaux pour y parvenir.

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