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Motions de censure

“ce n’est jamais un coup pour rien...”

vendredi 3 août 2018 , 296 : visites , par Rémi

Si les motions de censure ont été repoussées, une des leçons principales à tirer de l’affaire Benalla est que le pouvoir, même autoritaire, doit compter avec les rapports de force. La mobilisation contre la politique de Macron doit prendre un nouvel élan.

« Quand on fait respirer la démocratie en obligeant le Premier ministre à venir s’expliquer devant l’Assemblée nationale [...], c’est jamais un coup pour rien », estimait André Chassaigne interviewé le 1er août sur Europe 1. Sans surprise, les deux motions de censure du gouvernement (celle de la droite et celle commune des groupes Nouvelle gauche, FI et GDR) ont été repoussées, mardi, les députés LaREM étant largement majoritaires et renforcés par le“moteur d’appoint” du centre - le «  Marais » comme on disait en d’autres temps -. Si le gouvernement a rameuté le troupeau, l’a chapitré et aiguillonné, comme on a pu s’en rendre compte pendant les débats, c’était surtout qu’il fallait fermer les portes coupe-feu.

Le vent du boulet

Malgré le sabotage des travaux de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, les rodomontades de sauvageon d’Emmanuel Macron et la pommade médiatique du pouvoir, ce dernier a bel et bien senti le vent du boulet, à un moment où il s’y attendait sans doute le moins et espérait faire passer une réforme constitutionnelle d’où l’autoritarisme présidentiel serait sorti renforcé. Contraint à venir s’expliquer devant la représentation nationale, le Premier ministre s’est livré à un exercice de funambule pour légitimer de graves déviances au sommet de l’État, en même temps que sa politique qu’il entend poursuivre, s’emmitouflant dans le résultat sans mérite de l’élection présidentielle. En outre, après un an de macronisme, le bilan n’a rien de reluisant, avec un chômage qui ne décroît pas, une croissance qui ne croît pas et une inflation qui croît trop. À tel point que le gouvernement, qui fait preuve de fébrilité pour appliquer ses contre-réformes, exhorte les français à faire de leur côté preuve de patience avant d’en voir les effets, lui permettant ainsi de sortir des cartons les prochains mauvais coups.

Un genou à terre

À trop vouloir concentrer entre ses mains le pouvoir d’État pour mettre en oeuvre sans entraves les directives libérales, qui lui sont notifiées par les structures dont se sont dotées les puissances financières (Bruxelles, FMI, BCE), Emmanuel Macron vient de devoir dégripper, à grands renforts d’huile de mensonge et de bouches cousues, des engrenages qu’il pensait lui permettre de poursuivre sa politique au service des puissants et de leur enrichissement par l’appauvrissement de français de plus en plus nombreux. Mais l’étouffoir mis, après un vent de désarroi élyséen, sur l’affaire Benalla n’empêchera pas le feu de couver longtemps encore. Cette séquence politique, avec les initiatives prises par la gauche et, en particulier, les députés et sénateurs communistes a mis en évidence combien la résistance au pouvoir jupitérien, dont se croit investi Emmanuel Macron, peut porter ses fruits. Le pouvoir a dû mettre un genou à terre, contraint et forcé, et s’en est relevé sans gloire, desservi par une politique, dont de plus en plus de français prennent conscience des conséquences perverses. L’intransigeance arrogante affichée par le Premier ministre doit sonner le tocsin de la résistance, de la lutte et du rassemblement. La “rentrée” de septembre, dans la continuité des batailles revendicatives en cours et la perspective de leur extension, sera un temps fort. Les communistes y contribueront. Face à des coups gravissimes, ce sont les valeurs fondamentales de la République qui sont menacées.

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