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Services publics

La Poste : un miroir pour la SNCF

vendredi 3 août 2018 , 319 : visites , par Rémi

La Poste s’est réformée comme on aimerait que la SNCF le fasse”, écrit le journal Capital. La Poste est un exemple de ce que préparent pour la SNCF et les cheminots les plans du gouvernement. Ma Poste, mon train, j’y tiens.

« La Poste, l’anti-SNCF qui n’a pas peur du changement  », titrait début juillet un article de Capital. Pour du changement, y’a du changement ! Le postier doit désormais coiffer plusieurs casquettes, surtout là où il y a de l’argent à tirer des bas de laine. Ainsi par exemple, la « prestation »
- il ne s’agit pas d’un service, nuance, et de taille ! -, la « prestation » baptisée Veiller sur mes parents. Le facteur sonne chez Papy ou Mamy avec deux questions rituelles, prévues par « contrat  » : Comment ça va ? Vous avez besoin de quelque chose ? Prix : 69,95 euros par mois pour six visites, téléassistance et mise en relation petits dépannages comprises. Afin de rester « l’entreprise la plus utile » aux français, La Poste a inventé une pléthore de prestations payantes. Aide au paiement des impôts en ligne : boum ! 39 euros ; se faire livrer ses médicaments, reboum ! 7,80 euros. Mais ces diversifications hors de son métier “historique”, et qui pourraient sembler de prime abord clochemerlesques, font cliqueter les tiroirs-caisses de l’entreprise devenue société anonyme en 2010. En 2017, ces «  prestations », aussi nommées dans le jargonnage entrepreneurial « services associés au facteur  », ont généré un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Un bon début, louange Capital, mais ce n’est qu’un début dans la course à la productivité où s’est lancée La Poste. Avec un PDG, Philippe Wahl, issu de la banque et ex- du cabinet de Michel Rocard, un chef de courrier venu de chez... PSA et un DRH de chez Casino, « La Poste s’est réformée comme on aimerait que la SNCF le fasse. Sans drame national  », commente le porte-voix du patronat français.

L’envers - et l’enfer - du décor

Alors que La Poste affichait l’an dernier une hausse de 3,5% de son chiffre d’affaires et un milliard d’euros de résultat d’exploitation (+3,8%), les “facteurs de lien social”, comme le dit une pub, en voient des vertes et des pas mûres. Allongement des tournées, recours massif aux CDD, voire abusif avec condamnation judiciaire à la clé, et à l’intérim... La Poste ne compte plus aujourd’hui que 41% de fonctionnaires suite à l’arrêt du recrutement au statut en 2002. Alors que La Poste est sur les rails de la plus grande restructuration de son histoire (plan stratégique 2020), des cabinets d’experts auprès des CHSCT avaient adressé, dès 2016, une lettre ouverte d’alerte au PDG du groupe sur « la dégradation des conditions de travail et le mépris du “dialogue social” manifesté dans les différents secteurs et aux différentes échelles du groupe. [...] Pour les agents de La Poste, c’est la double peine, ou plutôt le double risque psychosocial, puisqu’ils voient se dégrader en même temps leurs conditions de travail et la qualité de service délivrée aux usagers ». Et de s’interroger sur la stratégie du Groupe qui souhaite capitaliser sur la confiance dont les postiers bénéficient auprès de la population, alors même que les conditions d’exercice qui l’ont rendu possible sont mises à mal. Fermetures de bureaux et privatisations rampantes de services, comme c’est le cas à Romilly... Outre cette dégradation préjudiciable aux usagers, le prix du timbre prioritaire (rouge) prendra un coup de bambou de 10% en 2019 et La Poste est autorisée à augmenter ses tarifs jusqu’en 2022 !

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