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Électrification ligne SNCF Paris-Troyes

“ce gouvernement se moque de nous”

vendredi 13 juillet 2018 , 411 : visites , par LDA

Au dernier Conseil municipal de Romilly S/S, Pierre Mathieu est intervenu sur la convention relative au financement des travaux d’électrification de la ligne SNCF Paris-Troyes, sections de Gretz-Troyes et de Longueville-Provins.

« Nous voterons cette convention d’application du protocole relatif au financement des travaux d’électrification de la ligne ferroviaire Paris- Troyes, tranche 1, phase 2. Nous nous sommes suffisamment mobilisés pour, de notre côté, ne pas retarder un projet majeur dont la concrétisation n’a que trop tardé. Comme nous l’avons déjà fait remarquer lors des derniers échanges sur le sujet, nous constatons que le retard pris du fait des atermoiements de l’État, conduit à des surcoûts importants que les collectivités ont à supporter alors qu’elles n’en sont aucunement responsables.

Pour que la tranche 2 de la phase 1 du projet se réalise dans les délais, il ne suffira pas que les collectivités délibèrent positivement. Il faut aussi que l’État apporte sa part de financement qui s’élève à 43 millions d’euros. Or, il est confirmé que l’État n’a pas pris les dispositions pour être en mesure d’apporter en 2018 et 2019 les financements qui découlent pourtant de sa signature. Rappelons que cette phase n’assure même pas l’arrivée des caténaires jusqu’à Troyes, mais jusqu’à Nogent-sur-Seine. Il se confirme aussi que l’État sollicite la région Ile-de-France pour que celle-ci avance la totalité de ces 43 millions d’euros et que cette dernière a proposé que l’avance soit supportée par l’ensemble des collectivités concernées par le projet, dont celle du Grand Est.

Nous avons une nouvelle fois à faire à une attitude plus qu’irrespectueuse de l’État vis-à-vis de nos collectivités. Nous avons à faire à une persistance de l’État à ne pas honorer dans le temps les engagements les plus formels qu’il prend. Jusqu’à quand ce scandale va-t-il durer ? Au moment même où le président de la République, son premier ministre et la ministre des Transports tiennent de beaux discours en direction de l’opinion publique dans le cadre de la réforme ferroviaire pour promettre plus de trains, des trains moins chers, une meilleure qualité de service et des investissements, comme jamais, dans le réseau ferroviaire, il n’y aurait pas les crédits ni en 2018, ni en 2019 pour que l’État assure sa part de financement du projet d’électrification ?

Ce gouvernement se moque de nous. Il ne peut pas plaider l’ignorance du calendrier d’inscription des crédits de l’État dans le budget du pays, ni en 2018 ni en 2019, puisqu’il apposé sa signature sur les conventions. C’est plus que préoccupant car, à ce rythme, on peut imaginer que ce même gouvernement nous expliquera en 2020 qu’il ne peut pas dans la même année, et rembourser les avances aux collectivités et financer la deuxième phase, c’est-à-dire la pose des caténaires entre Nogent, Romilly et Troyes.

Cette situation n’a que trop duré et elle ne peut éternellement se poursuivre. C’est pourquoi nous vous demandons solennellement, monsieur le maire, qu’en concertation avec l’ensemble des collectivités concernées, qu’aucun engagement supplémentaire ne soit pris au bénéfice de l’État sans que d’une manière irréversible les garanties du financement de la totalité de la part de l’État soient assurées pour une électrification arrivant jusqu’à Troyes dans les délais prévus ».

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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