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Turquie

élections sous le talon de fer d’Erdogan

vendredi 29 juin 2018 , 115 : visites , par Rémi

Les élections en Turquie, sur fond “d’irrégularités”, ont cadenassé le pouvoir autoritaire d’Erdogan. Le glissement vers un régime néo-fasciste se poursuit sans réactions significatives de l’Europe et de la France.

« J’ai essayé de faire de mon mieux pour mon peuple [...] Je crois qu’en portant le HDP au Parlement, j’ai partiellement réussi. » Depuis la prison d’Edirne, où il est enfermé depuis fin 2016, et d’où il a dû faire une campagne électorale qui s’est résumée à cent tweets “autorisés”, Selahattin Demirtaş, candidat du Parti démocratique des peuples (HDP) à l’élection présidentielle de dimanche dernier, a remercié ses partisans et ses électeurs. à cette élection, provoquée par Erdogan un an et demi avant l’échéance normale, Selahattin Demirtaş a réalisé un résultat de 8,3%. Aux élections législatives, qui se sont déroulées en même temps, le HDP, avec 11,70%, a franchi la barre des 10%, lui permettant d’envoyer 67 députés au Parlement turc. Un scrutin qui est intervenu sous état d’urgence, régulièrement prolongé depuis la tentative de coup d’état de juillet 2016. L’autocrate turc voulait aussi mettre un terme au système parlementaire pour passer à un régime hyperprésidentiel, en exploitant son invasion du canton syrien frontalier d’Afrin, une agression réalisée dans l’apathie des démocraties occidentales, dont la France. Si caresser les turcs dans le sens du poil nationaliste a permis à Erdogant d’arriver à ses fins, ces élections anticipées avaient aussi été provoquées parce que les indicateurs économiques du pays font grise mine, avec une dégradation prévisible de la situation. Parmi les “fées” empressées à saluer la naissance institutionnelle d’un «  pouvoir renforcé », le néofasciste hongrois Viktor Orban et le secrétaire général de l’Otan. Tant il est vrai qu’extrême droite et organisations militaires font bon ménage.

La délégation du PCF “mise sous séquestre”

à la demande du HDP, la sénatrice Christine Prunaud, le chargé des relations internationales, Pascal Torre, et la secrétaire départementale du PCF du Bas-Rhin, Hülliya Turan, faisaient partie de la délégation d’observateurs du PCF à ces élections. Ils ont été interpellés dimanche matin à Agri (sud-est de la Turquie), au prétexte que leur présence nécessitait une autorisation - ce qui n’était pas le cas - et interrogés par la gendarmerie, avant d’être relachés en fin d’après-midi. Cachons ces manoeuvres que vous ne sauriez voir, avait décrété Erdogan ! Si les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sont d’une prudence toute diplomatique, estimant que « les procédures ont été généralement suivies, même si des mesures légales importantes ont souvent été omises pendant le décompte » des voix, relevant toutefois une irrégularité qualifiée de « sérieuse  » dans la livraison des bulletins dans les bureaux de vote, de nombreux témoignages des pressions exercées ont circulé sur les réseaux sociaux, images à l’appui, et de véritables ratonnades ont été organisées dans tout le pays contre les partisans du HDP. L’une d’elles ayant fait trois morts (un père et ses deux fils). Des observateurs de l’opposition ont également noté le score étonnamment élevé d’Erdogan dans des régions où il réalisait jusqu’ici des chiffres dérisoires. Quant à la présence de soldats dans les bureaux de vote... C’est bien un régime autoritaire, avec l’armée la plus puissante de la région, qui est en place. Le cancer fasciste continue de ronger l’Europe.

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