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Romilly-sur-Seine - Vidéosurveillance

tamis à fric, passoire à délits

vendredi 29 juin 2018 , 365 : visites

Bientôt 60 caméras à Romilly ! L’extension de la vidéosurveillance
était à l’ordre du jour du conseil municipal du 23 juin. Les élu.e.scommunistes et partenaires ont voté contre.

Dany Bouteiller, au nom du groupe, est intervenu sur ce dossier. « Loin des sentiments de chacun, les études sérieuses menées par les compétences reconnues apportent un éclairage certain sur les questions aussi importantes que celle de la tranquilité publique. Le sociologue Laurent Mucchielli s’est appuyé sur une enquête de terrain pour dresser un bilan de l’efficacité de la vidéosurveillance. Il fustige, par ailleurs, le bluff technologique des industries de sécurité, le gaspillage de l’argent public et la démagogie politique.

L’impact de la vidéosurveillance est très limité sur l’insécurité. La présence d’images utiles n’est avérée que dans 2% du total des enquêtes. Il est donc indispensable de s’interroger sur le rapport coût avantage  ! Sécuriser un endroit précis déplace le problème vers un autre endroit de la ville. Par ailleurs, employer des agents pour regarder des écrans est à peu près inutile du point de vue de la lutte contre la délinquance. Cette détection étant faible, cela conduit à un détournement du système vers d’autres usages, le plus “rentable” étant la vidéoverbalisation.

Une ville peut faire des choix mais dans ce cas, il faut dire la vérité à la population : les caméras ne la protègent pas des vols et agressions, elles servent à accroître la répression des infractions routières. La construction de la supervision urbaine et l’emploi d’agents coûtent cher et réduisent les effectifs disponibles sur le terrain. Or, la police de proximité est trop limitée à Romilly, faute d’effectifs. C’est une contradiction majeure ! Enfin, dire que la vidéosurveillance aide à protéger du terrorisme est une sottise, voire un mensonge. Dans tous les cas survenus ces dernières années, quand le terroriste a survécu, on retrouve des images de lui après coup. Notre volonté politique de supprimer la vidéosurveillance en faveur d’un accroissement de personnel compétent sur le terrain reste plus que jamais une priorité qui doit être entendue. »

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