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Social

fonctionnaires unis et debout contre la casse

vendredi 25 mai 2018 , 330 : visites , par LDA

Avant un week-end de “Marée Populaire”, sur fond de poursuite de la mobilisation des cheminots, et dans d’autres secteurs, les fonctionnaires, que le gouvernement n’avait pas voulu entendre le 22 mars, ont haussé le ton.

Pour la première fois depuis huit ans, les 9 organisations syndicales de la fonction publique appelaient à la mobilisation, le 22 mai dernier. C’est une nouvelle gifle à Macron et au gouvernement qui ont fait le pari du “pourrissement” et de la division dans les rangs des opposants aux réformes. Diviser pour régner, sauf que là, la tactique du pouvoir se heurte aux mobilisations qui font tache d’huile et, mieux, semblent se fédérer. La Marée Populaire de ce week-end en est l’illustration et elle constitue indiscutablement une nouvelle étape, où la formation d’un large rassemblement de contestation des réformes réactionnaires de Macron apparaît comme l’unique levier permettant de le mettre en échec.

Le gouvernement n’écoute personne... ...

Sauf les riches, disait Pierre Laurent lors de la manifestation parisienne. Un constat sans doute similaire ayant été dressé par la CFDT et l’Unsa, qui, le 22 mars, ne s’étaient pas jointes à la mobilisation, préférant s’engager dans la concertation qui venait d’être annoncée par le premier ministre. Ce dernier étant resté “droit dans ses bottes” réactionnaires, décidé a continuer, tout en l’accélérant, la politique de casse de la fonction et des services publics. Dans une lettre diffusée aux usagers, les syndicats rappelaient que leur mobilisation n’était pas « une mobilisation sectorielle et catégorielle de “privilégiés”  », mais qu’elle avait pour objectif de « défendre les services publics et les valeurs qu’ils incarnent : laïcité, égalité, gratuité, indépendance, solidarité. » Des valeurs socles de la cohésion sociale dans notre pays, et qui ont déjà été bien blackboulées par les “retouches” successives de libéralisme des prédécesseurs de Macron. Les attaques actuelles constituent un ensemble cohérent pour nous faire basculer vers autre chose que ce qui a été construit depuis la Libération pour favoriser le progrès social.

Supprimer 120 000 postes de fonctionnaires

Y a-t-il trop d’enseignants ? Trop de médecins et de personnels dans les hôpitaux ? La réponse est évidente : c’est non. Pourtant le gouvernement envisage de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires (50 000 pour l’État, 70 000 pour les autres collectivités publiques) d’ici à 2022, en braquant - une nouvelle fois ! - son projecteur sur l’Allemagne et ses 10,57% d’emplois publics. Cheminots, profs, instits, électriciens et gaziers, postiers, agents de la fonction publique territoriale, de la fonction hospitalière, pompiers et policiers... étaient donc dans la rue le 22 mai, poussés à bout par des conditions de travail qui ne cessent de se détériorer, un pouvoir d’achat minoré de 7% depuis le quinquennat de Sarkozy, l’épée de Damoclès d’un statut qui serait, comme l’a affirmé Macron pendant sa campagne, « inadapté  », le recours systématisé aux contractuels. Vendredi toute la journée, le député communiste du Nord, Alain Bruneel, s’était déplacé au chevet de la santé, bien malade dans l’Aube, où il a pu rencontrer les hospitaliers de Briennele- Château et ceux de Troyes, avant une réunion publique en fin d’après-midi (nous y reviendrons la semaine prochaine), et samedi, comme partout en France, Troyes était le point de rendezvous départemental de la Marée Populaire «  pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité  », appelée par plus de 80 associations ou collectifs, syndicats et partis politiques, dont le PCF. Autant d’initiatives pour contrer la “vision” de Macron, de plus en plus largement combattue.

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