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Troyes - Hôpital

le pompier pyromane aux urgences

vendredi 11 mai 2018 , 292 : visites , par LDA

Là où Baroin passe, la santé trépasse... Car il en a fait, du mal à la santé publique, le maire de Troyes qui a revêtu l’armure blanche du protecteur des urgences de Troyes. Mais si nous en sommes là, il est loin de n’y être pour rien.

Suspens, huis clos, coup de théâtre, etc., en fin de semaine dernière où François Baroin, ès-qualités de Président du conseil de surveillance de l’hôpital de Troyes, est venu au chevet d’urgences en urgence absolue. La presse locale, toute à l’élan laudateur du maire de Troyes, a gratifié ses lecteurs d’un scoop qui fera date : rien moins que la photo d’une réunion se tenant, précisait la légende... à huis clos ! Après des alertes répétées de la part des personnels hospitaliers, il aura fallu la démission de plusieurs médecins pour que François Baroin revête à la hâte un déguisement de docteur Miracle. Des dispositions «  à court terme  » ont donc été décidées. Une question vient immédiatement à l’esprit : pourquoi ce qui est possible aujourd’hui ne l’était-il pas hier ou avant-hier, tant il y a des années que les urgences de l’hôpital de Troyes travaillent sur le fil du rasoir ? Pourquoi François Baroin, bien au courant de la catastrophe sanitaire imminente dans l’hôpital de sa propre ville, a-t-il attendu si longtemps pour interpréter sa saynète du deus ex machina qui règle tout, jusqu’à mettre «  dans la balance » sa démission du conseil de surveillance.

Attention au retour de manivelle, pourrait dire l’ex-pdg d’Air France. Si les mesures décidées - pour autant qu’elles soient toutes suivies d’effet - peuvent être prises comme un traitement des symptômes, elles ne s’attaquent en aucune manière à la racine du mal. Et elle est parfaitement connue : la “sleeve” pratiquée sur la santé publique et le funambuliste budgétaire auquel doivent se livrer depuis des années - et sur une corde de plus en plus mince - les établissements hospitaliers publics.

La fée Carabosse au chevet de l’hôpital de Troyes

Sans méjuger la gravité de la situation à l’hôpital de Troyes, on pourrait plaisamment dire que c’est la fée Carabosse qui s’est déplacée à son chevet. Car le maire de Troyes a un casier ministériel et de parlementaire bien chargé. Celui qui, apprenions-nous récemment dans un journal du département, aurait contacté Macron pour faire partie de son cabinet ministériel, a été de tous les mauvais coups infligés au nom de l’austérité. Député puis sénateur de l’Aube, ils les a tous votés des deux mains et, maire de Troyes et président de la Communauté d’agglomérations, il les mets en oeuvre avec zèle, y ajoutant sa lichette de Monsieur Plus. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à relire une interview donnée au Figaro en septembre 2011, où le ministre de l’économie et des finances de Sarkozy (gouvernement Fillon III) déclarait, alors qu’il venait d’annoncer un nouveau tour de vis de 12 milliards d’euros pour réduire les déficits publics : « il vient en plus de ce que nous faisons déjà depuis plusieurs années : gel des dépenses de l’État, non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, gel des dotations aux collectivités locales, de l’indice de salaire des fonctionnaires, etc. ». Notez le «  gel des dotations aux collectivités locales », dont s’enorgueillissait à l’époque celui qui, aujourd’hui, a endossé une défroque de Thierry la Fronde des maires dont les communes ont les finances asséchées. Et par qui ? Par François Baroin, représentant multicarte de la droite, et l’un des pyromanes qui ont allumé l’incendie en train d’anéantir notre système de santé publique.

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