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Sante

lE tour de france des hôpitaux fera étape à troyes

samedi 5 mai 2018 , 282 : visites , par Rémi

Depuis le mois de février, les parlementaires communistes sont au chevet de l’hôpital public (notre photo : Alain Bruneel à Douai).

Le député du Nord, Alain Bruneel, à l’initiative du “Tour de France” des hôpitaux, organisé depuis début février par le PCF, sera à Troyes le 25 mai prochain pour rencontrer les personnels de l’hôpital et leurs organisations.

Nouveau coup dur pour le service public hospitalier de Troyes. Quelques semaines après le cri d’alarme des urgentistes, les urgences pédiatriques ferment leurs portes en raison d’un manque de personnels. Les plus de 4 000 jeunes patients, attendus pour les six prochains mois, devront consulter autre part, car les médecins en poste estiment être dans l’incapacité d’absorber une surcharge de travail sans mettre en péril la santé d’autres patients. Une situation qui illustre de manière flagrante l’état de désagrégation avancé de la santé publique, après des années de tours de vis budgétaires et de “rigueur comptable”, avec, comme résultats, des reculs successifs en terme d’offre médicale et de qualité de soins.

Léthargie du maire de Troyes

À Troyes, une situation plus que préoccupante, car une récente enquête réalisée par le syndicat SAMU-Urgences de France recense l’hôpital en 15è place des services d’urgences les plus saturés de France, avec plus de huit patients par nuit, pour lesquels aucun lit d’hospitalisation ne serait disponible. Aussi surprenante, l’absence de réaction des décideurs face à cette situation qu’ils ne sont assurément pas sans ignorer. On pense évidemment au très médiatisé président du Conseil de surveillance de l’hôpital de Troyes, disposant de surcroît d’un carnet d’adresse bien rempli - une véritable rente ! -, François Baroin. Mais il est vrai que ses interludes ministériels et parlementaires ont été pour le maire de Troyes autant d’occasions de souscrire à tous les mauvais coups portés contre la santé publique, en France et dans sa ville plus particulièrement. Ceci explique sans doute cela. La racine du mal ne réside nullement dans on ne sait trop quels « pics » ou soins qui ne seraient « pas pertinents  », comme le clame la ministre de la santé, mais bien dans les coupes budgétaires successives infligées au budget de la santé.

Un plan d’urgence pour l’hôpital public

Les signaux d’alerte émanent de tout le territoire. En début d’année, une tribune nationale, signé par mille médecins hospitaliers, accusait les plans d’économies, responables à leurs yeux de « la crise profonde traversée par les établissements et leur personnel ». Des plans d’économies que le gouvernement Macron a décidé de poursuivre avec les quatre milliards d’euros en moins, cette année, dans le budget de la santé, dont au moins 1,6 milliards pour l’hôpital. C’est cette constance des autorités à vouloir tuer la santé publique par asphyxie budgétaire qui a motivé l’initiative des parlementaires communistes d’un Tour de France des hôpitaux et des Ephad, lancée en février dernier. Son objectif est de rencontrer les personnels hospitaliers, leurs organisations et les professionnels, afin de préparer un projet de loi qui corresponde à leurs attentes, en tenant compte aussi de l’avis des usagers, et qui se concrétisera par un «  plan d’urgence pour l’hôpital public », porté à partir de cet été par les parlementaires du PCF et ses organisations. Un plan nécessaire, alors même que la “surchauffe” des personnels va du burn-out aux suicides et que la ministre n’y trouve que la « flexibilité des hôpitaux » comme remède ; ceci au moment où les Plans Régionaux de Santé (PRS) sont discutés, avec une réduction de près de 30% des lits et aussi des fermetures de services et d’hôpitaux de proximité. La venue à Troyes du député PCF s’incrit dans une démarche constructive visant à porter collectivement d’autres choix de santé.

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