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CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATOUILLE

déforestation pileuse

samedi 5 mai 2018 , 47 : visites , par Hélène Dewaere

Plus de deux milliards de dollars aux USA, autour de deux cent millions d’euros en France... Les pilosités, auxquelles la guerre cosmétique a été déclarée, rapportent gros. Douze mille tonnes de poils éradiqués par an : de quoi charger 289 poids-lourds.

Jadis, la “gueuse” monnayait ses cheveux qui finissaient en perruques baroques couvrant des têtes aristocratiques. Nécessité faisait loi et mettait un peu de lard dans la soupe. Aujourd’hui, la grisette grisée de magazines où s’étale le marketing de la honte du poil, veut son anatomie dépoilée et chauve comme le Mont de Rimski-Korsakov. Elle débourse donc. Le mâle aussi, à donner foi aux échos coulissiers qui transpirent de vestiaires de stades.

La valeur d’échange* du poil s’exprime monétairement en milliards. Sa valeur d’usage*, annihilée par les marchands de cires, crèmes, rasoirs, pinces, lasers et autres, a ouvert des boulevards où badaudent de primesautières bactéries comme le staphylocoque doré ou le streptocoque B. La déforestation pileuse saccage l’équilibre de l’écologie humaine et, prévient mezza voce une “spécialiste” : « Je pense que la presse féminine fait beaucoup [...] de mal aux corps des femmes. » Et à leur porte-monnaie !

La beauté standardisée a un prix. La santé aussi. Ce ne sont pas les mêmes caisses enregistreuses qui cliquettent, mais le marché marche à grandes enjambées. Haro sur la marchandise humaine. À quelques heures d’avion, des va-nu-pieds vendent un oeil, un rein ou un organe superfétatoire. Deux poils viennent de faire Front commun : celui dans la main et le cheveu sur la langue

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