“Nous n’attendrons ni une semaine, ni trois jours, ni même une heure pour le répéter solennellement : nous ne subirons pas la loi de la spéculation internationale.” Léon Blum (mai 1935)

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Syrie

guerre éclair contre le droit international

dimanche 22 avril 2018 , 320 : visites , par LDA

Les frappes de la coalition de circonstance américano-anglofrançaise sur la Syrie, sans aucun mandat de l’ONU et de leurs parlements respectifs, vont à contre-courant des intentions de paix proclamées par les uns et les autres.

Personne ne peut soutenir le dictateur de Damas, encore moins les exactions contre son peuple et particulièrement les enfants. Mais en Syrie, comme avant elle en Irak, en Libye, en Afghanistan... ajouter les bombes aux bombes n’a jamais permis d’apporter la paix et la sécurité. On peut se demander aussi si les mâles communiqués de guerre ne s’opposent pas aux objectifs proclamés. C’est pourtant cette stratégie qu’a choisie le trio Trump-Macron-May, sans consultation de leurs parlements respectifs, sans mandat de l’ONU, sans engagement d’aucun autre pays européen (notamment l’Allemagne), sans soutien matériel des autres pays de la région. Le ministre des Affaires étrangères a voulu enrubanner l’opération d’un simili tissu de droit international, en se référant à ce que l’on appelle le chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies, et à la résolution de septembre 2013, enjoignant la Syrie à respecter l’engagement pris par elle de destruction de ses armes chimiques. Or, tous les articles de ce chapitre 7 obligent à obtenir l’accord du Conseil de sécurité avant toute intervention. Ce qui n’a pas été le cas ! Il convient donc de mesurer la portée des décisions de ce trio guerrier, qui avoue que ses actes ne changent rien à la victoire du sinistre Assad, mais qui favorisent l’entrée dans un “monde-jungle” où le droit international est foulé aux pieds.

Descendre du porte-bagages des USA

Pour les populations de cette région, ils prolongent les pires colonialismes et impérialismes. Contre le peuple Palestinien, Israël agit dans l’impunité la plus totale. La Turquie occupe militairement Afrin et emprisonne  ; les populations du Yémen vivent sous un tapis de bombes occidentales. Les impérialistes occidentaux, alliés de ces pouvoirs guerriers sont non seulement d’un silence de plomb, mais complices. Une autre lourde conséquence des récentes “frappes” en Syrie réside dans la justification que vont y trouver de nombreux pays pour se surarmer, y compris avec la bombe atomique. Les liens historiques entre la France et la Syrie devraient l’obliger à descendre du porte-bagages des USA et à tout faire pour favoriser l’émergence d’un projet démocratique qui respecte les aspirations des peuples de la région. La France, en lien avec la Russie et l’Iran notamment, doit agir pour une conférence internationale de paix, de reconstruction et de co-développement du Proche et du Moyen-Orient. Il n’y a pas d’issue pour les peuples dans ce jeu guerrier des grandes puissances pour un nouveau partage des territoires et des richesses de ce secteur. La guerre doit être repousée et la force du droit et de la politique être réhabilitée. “L’après Daesh” ne doit pas transformer la Syrie en un champ de manoeuvres et de partages où les grandes puissances cherchent à tirer les marrons du feu. La France parle de fermeté, mais elle n’en affiche aucune face à l’entrée de l’armée turque sur le territoire d’Afrin, ni face à la politique de nettoyage ethnique contre la population kurde. L’indignation à géométrie variable contribue à saper la crédibilité du message de la France, et lui fait perdre toute efficacité politique dans cette région particulièrement sensible. Le Parti commmuniste soutient l’appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour la tenue d’une conférence internationale de règlement politique et de paix pour la région sous l’égide de l’ONU. C’est la seule solution viable et durable pour cette région.

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