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Élections législatives en Hongrie

corrosion au vert-de-gris partout en europe

samedi 14 avril 2018 , 246 : visites , par Rémi

En Hongrie, le nationaliste et xénophobe premier ministre, Viktor Orbán, est sorti vainqueur, et même conforté, des élections législatives. Un résultat qui ne semble pas inquiéter la droite européenne qui s’en satisfait... quand elle n’applaudit pas

De “coups de semonce” en “avertissements sérieux”... Après l’Italie, il y a un mois, les élections législatives hongroises du week-end dernier ont vu - avec une forte participation : 69,41% - une victoire, « qui a dépassé ses espérances », du parti nationaliste et xénophobe de Viktor Orbán. Le premier ministre hongrois aborde de la sorte en position de force son 3ème mandat, après avoir mené campagne sur le thème du spectre du « grand remplacement » de la population européenne par l’immigration, un thème cher à l’extrême droite française de Marine Le Pen et consorts. Marine Le Pen, sans surprise, s’est félicitée de ce résultat et se sent pousser des ailes pour les élections européennes de 2019. L’extrême droite, “non aseptisée” du parti Jobbik, à laquelle d’ailleurs Orbán a siphonné de nombreux thèmes, a obtenu près de 20% et, tout en ne progressant pas depuis les dernières élections, conserve la suprématie dans une opposition qui est allée éparse aux élections. Les socialistes ont recueilli 12% des voix, les écologistes 7%, et le centre gauche (DK : Coalition démocratique) 5,5 % ; des suffrages pour l’essentiel urbains.

Après avoir mis à sa botte, à coups de réformes constitutionnelles successives depuis 2010, les médias, la justice, l’école et l’université, modifié le mode de scrutin... Viktor Orbán, allié aux chrétiens-démocrates, conserve à l’issue de ces élections une majorité des deux-tiers, indispensable pour pouvoir, comme il en a l’intention une nouvelle fois, modifier la constitution et mener sa politique xénophobe, mais aussi pousser les feux d’un “national-capitalisme”, un autre de ses chevaux de bataille.

Les conservateurs européens du PPE sur un petit nuage

Tout le parti populaire européen (PPE) s’est réjouit de la victoire d’Orbán, à l’image de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, membre éminent du PPE. Se retrouver sur la même ligne que l’extrêmedroite
- du Front National au VVD néerlandais - n’a donc suscité aucun état d’âme apparent parmi les conservateurs européens. Dès avant le scrutin, le Français Joseph Daul, encarté chez Les Républicains et patron du PPE, avait affiché son soutien sur les réseaux sociaux. Même son de cloche du président du groupe PPE au Parlement européen, l’allemand Manfred Weber, qui a fait un clin d’oeil appuyé à Orbán : «  Si nous voulons défendre notre mode de vie, nous devons savoir ce qui nous détermine. L’Europe a besoin d’un débat sur son identité et sur sa culture dominante. » Des tweets publiés après les propos antisémites de Viktor Orbán qui, le 15 mars, s’était livré à une sortie digne d’un parti fasciste de l’entre-deux-guerres ! Propos qui n’ont suscité aucune réaction de réprobation au sein du PPE, même pas un froncement de sourcil. Partout en Europe, l’“extrême droitisation” des libéraux s’accentue. Et ils sont peu nombreux à tousser lorsque, par exemple, la présidente de la Croatie remercie l’Argentine d’avoir accueilli des criminels de guerre nazis, ou quand le vice-premier ministre bulgare - un pays qui occupe jusqu’au 30 juin la présidence de l’UE - qualifie les Roms d’« humanoïdes féroces » dont les femmes «  ont les instincts de chiens dans la rue ». En France, les hybridations droite et extrême sont en oeuvre. Et ce n’est pas un hasard !

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