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SNCF

lE PCF DIT NON à la privatisation à grande vitesse

samedi 14 avril 2018 , 86 : visites , par LDA

La fédération de l’Aube du PCF a tenu, le 10 avril, une conférence de presse pour dénoncer les intentions du gouvernement et alerter sur un projet néfaste tant pour les salariés, que pour les usagers, mais aussi en matière d’aménagement du territoire.

Pour les communistes Aubois, il s’agissait, par le biais de ce point-presse, d’expliquer «  en quoi le projet gouvernemental ne part nullement de la réponse aux besoins des usagers et de modernisation du transport et du fret ferré », comme le faisait remarquer le secrétaire départemental, Jean-Pierre Cornevin. Il a aussi rappelé la campagne nationale d’initiatives aux côtés des cheminots, où « il ne s’agit pas seulement de solidarité [...]mais de l’intérêt général pour stopper la dégradation du service public et gagner un plan de développement ambitieux du transport ferroviaire sur tout le territoire national. » Campagne d’arguments, nécessaire face à la désinformation du gouvernement, et campagne de propositions.

La preuve par GDF

En effet, le PCF n’entend pas rester sur le quai à regarder passer le train de la privatisation à grande vitesse d’Emmanuel Macron. L’avenir, ce serait la mise en concurrence, martelle-t-il. Faux, disent les communistes, citant les exemples de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, mais aussi celui, en France, de l’ouverture au marché du fret ferroviaire. Résultat : la SNCF n’a plus que 60% du marché, et le trafic sur ce segment baisse sans discontinuer au profit de la route. Sans investissement, c’est une catastrophe qui se profile à l’horizon de 2050 avec le quasi doublement du trafic de camions. Et tant pis pour la réduction des gaz à effets de serre ! Quant au changement de la forme juridique de la SNCF qui ne serait, à écouter le Premier ministre, qu’une opération scripturaire bénigne, mais apporterait des améliorations en termes d’efficacité, de fonctionnement et de compétitivité, le PCF objecte l’exemple de GDF, passé entre les main de Suez et devenu depuis Engie. Un exemple éclairant où ni les consommateurs, ni les salariés n’ont trouvé avantages, malgré les promesses des Sarkozy, Villepin et Fillon.

Le vrai sujet du projet Macron

Quant aux 54,5 milliards d’euros de la dette, agités par le gouvernement comme le drapeau rouge de tous les dangers, la responsabilité en incombe de façon significative aux gouvernements qui ont attelé la charge des investissements (essentiellement pour le TGV) sur le dos de l’entreprise publique. Pourquoi le pouvoir, à grand renfort d’arguties, refuse-t-il de mettre ce sujet sur la table des négociations ? Chaque année, la SNCF doit payer, au titre des intérêts de cette dette, 1,7 milliard d’euros (41% des sommes empruntées). Une charge qui pourrait s’alourdir avec le changement de statut de l’entreprise publique, qui ne pourrait «  plus se prévaloir de la solvabilité de l’État, de sa garantie illimitée auprès des banques  », avec des taux d’intérêt qui pourraient consécutivement « faire un bond de 1 à 3  », estime le responsable communiste. Autre point : les risques que fait courir le projet du gouvernement aux lignes que les Régions n’auront plus les moyens de financer. 9 000 km de ces lignes sont aujourd’hui concernées, essentiellement des lignes TER et dont la gestion serait transférée à ces collectivités. Une duplicité de l’exécutif car, faute de moyens ad hoc, ce serait elles qui endosseraient la responsabilité des fermetures de lignes. En résumé, ainsi que l’ont conclu les communistes Aubois, «  le projet Macron, c’est la France de la concentration du capital financier, contre la France de tous les territoires, du service public, de l’écologie. C’est cela le sujet, pas le statut des cheminots ».

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