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Luttes sociales

la bataille du rail est notre bataille à tous

samedi 7 avril 2018 , 247 : visites , par Rémi

Avec la SNCF, une nouvelle et décisive guerre sociale est engagée par Macron. La brèche entre cheminots et citoyens, que tente d’ouvrir le pouvoir, lui servira, s’il y parvient, pour sabrer par la suite le monde du travail dans son ensemble.

l y eut, jusqu’au lundi soir, le bombardement idéologique du gouvernement, secondé par les frappes chirurgicales des “experts” pourfendeurs de la puissance publique au profit du marché fou. Il y eut les bouffons, agitant leurs grelots tout en récitant le chemin de croix des usagers “pris en otages”. Les cloches libérales ont sonné à toute volée, ce lundi de Pâques. Et malgré tout, la contre-offensive des cheminots, des électriciens et des gaziers, des éboueurs, des personnels d’Air France, des étudiants... après les retraités et les Ehpad, a solidement planté ses jalons en début de semaine et traduit un ras-le-bol qui va grandissant face à tous les mauvais coups assénés par Macron, après ceux de Hollande et de Sarkozy.

L’intérêt des usagers

L’enjeu est de taille. De la force du mouvement, de sa capacité à rassembler, associée à celle de proposer des alternatives, où l’argent et son accumulation ne seraient plus le but mais l’outil du progrès et du développement social, de cette force dépend l’avenir de millions de salariés et de français en général. Emmanuel Macron et ses ministres le savent bien, eux qui n’ont pas encore sorti de sous le tapis tous les mauvais coups envisagés d’ici la fin du quinquennat. Les cheminots, électriciens, gaziers... c’est l’intérêt général qu’ils défendent, contre l’intérêt privé de quelques milliardaires. L’intérêt des usagers est au coeur de la bataille en cours pour défendre le service public ferroviaire et tous les services publics ; hospitalier, de l’éducation et des autres. Soyons-en conscients, avant, lorsque des trains seront supprimés, des gares fermées, des bureaux de poste, des services de santé ou des hôpitaux, des classes ou des écoles... de n’avoir plus que les deux yeux pour pleurer et le portemonnaie pour acheter ces services (aux prix du marché, autrement dit : cher) aux actionnaires qui auront fait main basse dessus.

1ère bataille des députés PCF en commission

Ce n’est pas jouer aux oiseaux de mauvais augure que de dire cela. Il n’y a qu’à regarder chez nos voisins, où les privatisations ont été des catastrophes, en terme de prix d’abord pour les usagers, de sécurité aussi et de baisse de qualité des services. Ainsi en Allemagne, l’opérateur privé qui avait jeté sa gourme sur la ligne Berlin-Stuttgart a déposé le bilan... au bout de cinq mois ! Trois ans avant, le groupe français Transdev avait été mis KO sur une autre ligne. Mais la curée continue et s’est orientée vers le “rail régional”, dont 33% est passé au privé. En Angleterre, on ne décrit plus le « chaos » de la privatisation du rail et des hausses tarifaires qui l’ont suivies (+117% en moyenne de 1995 à 2015). À tel point que deux britanniques sur trois demandent une renationalisation. Avant d’être examiné dans l’hémicycle la semaine prochaine, le projet de loi gouvernemental sur le pacte ferroviaire est passé en commission du Développement durable, lundi après-midi. L’occasion pour les députés du groupe GDR de soumettre une trentaine d’amendements qui proposaient de réunifier le système ferroviaire autour d’une entreprise intégrée  ; la reprise de la dette par l’État ; de supprimer le changement de statut de l’entreprise, et pour s’opposer à la fin annoncée du statut de cheminot pour les nouvelles embauches. De la puissance des mouvements dépendra l’attitude d’un gouvernement qui se prétend «  droit dans ses bottes  », mais dont le vacillement est de plus en plus perceptible face aux multiples luttes.

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