““Il faut porter haut nos valeurs de générosité, d’ouverture et de partage ; accueillir l’autre d’où qu’il vienne. Bref, faire honneur à l’idéal social de la France...” Arsène Tchakarian

L'Humeur
  • DE MALICETTE
  • 16 mars 2018,
    par Malicette
  • C’est le printemps des poètes. On les a entendus lors de l’AG d’UPOPAube et, foi de Malicette, ça ne sentait pas la naphtaline. C’était du gros Dimey qui tache, du Michaux qui bouscule, Du Bellay se moquant des riches, un Ronsard érotique, un Brecht (...)

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DE MALICETTE

Les poètes

vendredi 16 mars 2018 , 56 : visites , par Malicette

C’est le printemps des poètes. On les a entendus lors de l’AG d’UPOPAube et, foi de Malicette, ça ne sentait pas la naphtaline. C’était du gros Dimey qui tache, du Michaux qui bouscule, Du Bellay se moquant des riches, un Ronsard érotique, un Brecht pacifiste et, toujours flambant neuf, et une Demoiselle délurée susurrée par Marie-Hélène.

La poésie, celle qu’on apprenait à l’école, c’était de l’alexandrin, du mesuré, du balancé, du joli, du cousu mot, à tel point qu’il ne nous en reste parfois que des tirades, des bouts de drames comme la mort du loup, les pauvres gens, Napoléon en pleine Bérézina, la rose et le réséda, et Liberté j’écris ton nom. Tout cela habite notre esprit, nourrit notre humanité, solidaires de héros plus vrais que nature.

Aujourd’hui, les communistes se battent pour le service public, le chemin de fer, la poste, l’école, l’hôpital. Ils se mettent seuls, ou en tas pour écrire des journaux et des tracts. Même en colère, ce n’est pas facile de trouver les mots, car ils doivent détricoter la langue de bois adverse, la langue de bois à privatiser en douce. Et réinventer une langue compréhensible, pénétrante, entraînante.

L’un d’eux propose : « Mal payés, méprisés, précarisés, en v’la assez !  » Voilà une parole vraiment poétique.

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