Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut pénétrer partout, s’établir partout, créer partout des moyens de communication. Karl Marx - Friedrich Engels Manifeste du Parti communiste - 1848

L'Humeur
  • SDF
  • 8 janvier 2018,
    par Malicette
  • La France de Macron qui fut celle de tous ceux qui étaient à l’Elysée avant lui, est la France du creusement des inégalités. Son niveau atteint un record en 2017. Le tissu social se désagrège. La croissance économique est compromise. Ce n’est pas moi (...)

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Voeux d’Emmanuel Macron

un “grand projet” antisocial

lundi 8 janvier 2018 , 168 : visites

Rien moins qu’évasif sur son bilan depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a annoncé, dans ses voeux, qu’il poursuivrait “avec la même f orce” sa politique. Le reste n’est que poudre aux yeux.

PAR RÉMI

Tradition gaullienne, les voeux présidentiels sont soupesés à l’audience. Macron a fait tout juste mieux que Hollande en 2016 et nettement moins bien que Sarko entre 2008 et 2010. Un signe, ont pronostiqué les commentateurs qui lisent dans le marc d’audimat. Laissons les amuseurs à leurs marottes. Sur le fond, Emmanuel Macron a rechanté la comptine du “ça ira mieux demain”. François Hollande l’avait adaptée à la baisse du chômage. En vain. Peu disert sur 2017, « je ne veux pas passer trop de temps à revenir sur celle-ci », il a brossé la France selon Macron. Une France des financiers et modelée par le « colloque intime avec l’Allemagne [...] par quoi tout commence ». Et principalement les mauvais coups qu’il a portés pendant son premier semestre de mandat ! Les ordonnances qui dissolvent les droits des travailleurs, les mesures liberticides prises au prétexte de lutte contre le terrorisme, la baisse des APL ou les cadeaux en trompe-l’oeil, comme la diminution des cotisations salariales ou la suppression de la taxe d’habitation.

Car bâton ou carottes, à un moment ou un autre, ce sont bel et bien les français qui font - et feront - les frais de sa politique. Et pas les Arnault, Bettencourt-Meyers, Pinault et les dix autres français qui figurent dans le dernier classement des plus grosses fortunes mondiales. Pour eux, le gouvernement a supprimé l’impôt sur la fortune (ISF), et détourne son regard des paradis fiscaux, dans le même temps où il sort de ses cartons un flicage inédit des chômeurs et la mise à la cadence en termes de « résultats » des personnels de Pôle Emploi. Deux poids, deux mesures.

Un bilan dramatique

Le bilan de la nouvelle majorité est dramatique. C’est une politique ostensiblement et cyniquement des plus libérales, au détriment des intérêts de l’écrasante majorité des citoyens. Santé, culture, services publics, enseignement, recherche, logement... l’arrivée au pouvoir de Macron, après un quinquennat de reniements et de trahisons et une campagne électorale rocambolesque, sera une catastrophe pour des millions de français, dont une partie n’en mesure sans doute pas encore l’étendue des dégâts sociaux et sociétaux. Derrière la pompe de la rhétorique et le “pompier” des grandes envolées, les voeux d’Emmanuel Macron n’ont pas été autre chose que des voeux “en creux”. Les belles paroles et bons sentiments n’étant étayés par aucune mesure nouvelle et surtout progressiste, sinon la réaffirmation qu’il va poursuivre sa politique « avec la même force, le même rythme, et la même intensité pour l’année 2018. » Quant au « grand projet social » qu’il dit vouloir repenser pour notre pays et à son éloge du travail - dans la continuité de précédentes du même tonneau de la part de Sarkozy -, les actes d’une demi-année de pouvoir contredisent les mots. En se gardant du procès d’intention, espérons qu’Emmanuel Macron saura faire sienne cette pensée d’André Malraux : « Un homme est la somme de ses actes, de ce qu’il fait, de ce qu’il peut faire. Rien d’autre ». Mais une chose est sûre, un grand projet social, d’autres forces en sont porteuses, dont les communistes. Et en 2018, Macron devra aussi compter avec elles. L’avenir n’est pas écrit.

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