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Privatisations

macron renvoie l’ascenseur aux grands patrons

dimanche 24 décembre 2017 , 384 : visites , par tonton

Le gouvernement s’apprête à céder au printemps les parts qu’il lui reste dans Engie, la Française des jeux et Aéroports de Paris. Un patrimoine très rentable qui va être bradé au privé. Rétrospectivement, il n’y a qu’à jeter un oeil sur la kyrielle de grands patrons et de banquiers, qui figuraient dans son comité de soutien à la présidentielle, pour ne pas être étonné outre mesure par la nouvelle vague de cessions de participations de l’État au privé. Un nouveau renvoi d’ascenseur à ses « commettants  ». Un commettant étant une personne ayant à son service un (ou plusieurs) “préposé”, à qui il donne des instructions ou des ordres. Des ordonnances à la suppression de l’ISF, le “préposé” de l’Élysée s’active avec zèle depuis son élection et il leur apporte sur un plateau d’argent, une corbeille de 10 milliards d’ici à 2020 de participations de l’État dans des entreprises françaises. Ce n’est certes pas la première opération du genre. La puissance publique n’ouvre plus le capital, comme on disait pudiquement auparavant, elle brocante à prix cassés ce qu’il lui reste de bijoux. La Française des jeux, Engie et Aéroports de Paris (ADP), dont l’actionnariat public représente, selon les cas, entre le quart et les trois quarts du capital.

                                                  Pour faire avaler la pilule, il s’agirait là, nous dit le gouvernement, d’une opération pour abonder un « fonds pour l’innovation ». Une promesse électorale de Macron bien dégonflée depuis, et dont la parcimonie “déçoit”, puisque l’enveloppe aujourd’hui annoncée ne serait plus que de 200 millions chaque année, soit 600 millions entre 2018 et 2020. Quid des 9,4 milliards restants ? On n’en sait pour l’heure rien. En réalité, ce nouveau “dégazage” de participations publiques poursuit la logique des précédentes ouvertures de capital aux actionnaires privés.                                                                  Privatisation = suppressions d’emplois = hausses de prix    

La très rentable Française des jeux devrait voir la participation de l’État, qui y est aujourd’hui majoritaire avec 72%, tomber à 25 ou 30%. Pour ADP, où il conserve tout juste la majorité (50,6%) l’idée serait de céder les titres du groupe, mais sans les terrains qu’il possède où les pouvoirs publics veulent garder (pour l’instant...) le contrôle. Quant à Engie, dont l’État, depuis la dernière vente de parts du mois de septembre (4,5%), reste détenteur de 24,1% du capital, le gouvernement devra faire passer une loi, l’autorisant à baisser encore sa participation et les droits de vote qui y sont associés. Autant de circonvolutions pour des privatisations dont on ne veut taire le nom et qui réduisent la maitrise publique à une peau de chagrin. Et ce faisant, le gouvernement se prive d’un patrimoine très rentable, dont la valeur dans les sociétés cotées en Bourse s’est appréciée de 10% au premier semestre, soit de 6 milliards d’euros de plus-value, d’après la revue Capital. Si le privé peut se frotter les mains, le citoyen “lambda” risque de nouvelles déconvenues. En matière d’emploi, privatisation rime toujours avec suppressions de postes et, en matière tarifaire, avec hausses des prix. Loin d’être anecdotique, on se souviendra de l’exhortation de Macron aux patrons, qui l’accompagnaient en septembre, de prendre leur part dans la curée des privatisations imposées à la Grèce par l’UE. Engie avait d’ailleurs répondu présent. Renault, Orange, Air France-KLM... où l’État possède aussi des participations, semblent hors de l’opération. Pour l’instant.

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