“Je veux que la République ait deux noms : qu’elle s’appelle Liberté, et qu’elle s’appelle chose publique.” Victor Hugo

L'Humeur
  • Jack Ralite
  • 27 novembre 2017,
    par Jean Lefevre
  • Je me souviens de lui pour deux faits indissociables : son passage au ministère de la santé en 1981 et les États généraux de la culture en 1987. Le “corps et l’esprit”, autrement dit. Il ne se plaignait pas, d’avoir été nommé ministre de la santé plutôt (...)

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Comment on a récolté Macron

lundi 27 novembre 2017 , 132 : visites , par Malicette

Le sait-on ? Oui, on le sait, Macron est un produit fabriqué par le capital, le grand capital évidemment.
Sans parti, quasiment inconnu du public, sans biens bien grands, Macron a dépensé 16,7 millions pour sa campagne. C’est lui qui a dépensé le plus. Curieux, n’est-ce pas ? D’où vient l’argent ? Nous le savons maintenant, c’est le groupe Bilderberg (de Castries, AXA, Lagarde) qui l’a pris sous son aile et l’a guidé en politique.( [1])
Première étape : Macron est conseiller économique dans le gouvernement Hollande.
Il pourrait tenter d’infléchir sa politique économique et industrielle et contrer les syndicats, aller vers une politique libérale à l’anglo-saxonne. Mais Macron n’arrive pas à faire modifier carrément la politique présidentielle. Il faut alors qu’il devienne ministre. On insiste près de Valls. Voilà Macron à l’économie et au numérique. Le Code du travail n’a plus qu’à bien se tenir. Le chemin est bon, mais le Medef en veut davantage. Le petit prodige doit devenir président. Gattaz, Draghi, Bolloré, Bergé, tout ce beau monde, réuni à Francfort, décide d’épauler Macron et de créer un parti dévoué à sa cause.
La presse à la botte lui consacre de nombreuses unes, les journaux féminins et ceux pour la jeunesse. Bolloré insiste même pour que le thème des cougars (couples atypiques) soit développé. Ces genslà ne respectent rien. Les jeunes vont « kiffer » grave ! Les patrons font naître une nouvelle officine, ébauche d’un nouveau parti : l’Association pour le renouvellement de la vie politique. En avant, marche !
Edouard Philippe du PR est appelé à la rescousse. Pour gagner, il faut déblayer le terrain. Les têtes en vue doivent tomber : Hollande est vilipendé (il sait aussi se ridiculiser soi-même). Fillon est écarté. Son affaire tombe à pic. La FN n’est pas oubliée. Elle doit rester celle qui arrive en 2ème position ! Combine bien connue maintenant. Mélenchon inquiète un peu, mais on joue sur le fait que les Français détestent la politique. Les Français, on pourrait les appeler, les échaudés. Macron doit gagner coûte que coûte. Pour le reste, dans la presse, on fait dans le superficiel. Bolloré dit : « Le Français ne réfléchit pas, il veut du scoop, des émissions débiles, du cul et de la bière… » Le 23 avril 2017, Macron est en tête avec 24%. La Bourse gagne sept points le lendemain.
Pour les législatives, il n’y a qu’à poursuivre sur la même ligne. On ne se demande même pas qui finance les nouveaux candidats. La nouvelle règle c’est : changer tout pour que rien ne change. On change les hommes, on garde la même politique. La démocratie en a pris un bon coup. Chaque élu d’ailleurs ne peut prétendre représenter le peuple étant donnée une si forte abstention (50%). La Cinquième République est à un tournant historique.

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