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Forum européen de Marseille

Se concerter et agir ensemble en europe

mardi 21 novembre 2017 , 182 : visites , par LDA

Dans le respect de toutes ses diversités, la gauche européenne se mobilise pour “confluer” vers une Europe solidaire et mieux combattre les ordonnances libérales et les menaces nationalistes.
La gauche européenne était en force, le weekend dernier à Marseille, face aux dangers qui menacent un continent pris en étau entre fuite en avant ordo-libérale et poussées nationalistes. Premier de son histoire, le forum de Marseille a réuni plus de 400 personnes, pendant 2 jours aux Dock des Suds. L’objectif assigné à cette rencontre par le congrès du Parti de la gauche européenne (PGE), lors de son dernier congrès il y a un an à Berlin, était de rassembler sans a priori ni exclusive des militants issus des forces et des partis de gauche, des syndicalistes ou des citoyens engagés sur le plan associatif, unis sur un point essentiel : le besoin impérieux de changer l’Europe avant qu’il ne soit trop tard.


Des délégations de la Confédération européenne des syndicats
européens (CES), dont celle du DGB allemand, étaient présentes

Seul Jean-Luc Mélenchon... « Personne n’échappe à la crise multidimensionnelle qui frappe aujourd’hui le continent »,a relevé Pierre Laurent. Si près de cent organisations européennes étaient représentées, seul Jean-Luc Mélenchon, pourtant député de Marseille, en recherche sans doute d’une stratégie européenne propre, a décliné abruptement l’invitation. Comme un leitmotiv au gré des interventions  : l’écoute, le souci de coordonner et la soif de repérer l’objet d’alternatives concrètes. Comme le dira l’eurodéputé écologiste catalan, porte-parole de Catalunya en Comu (Verts, Podemos, Izquierda Unida) Ernest Urtasun, un besoin de « confluences » s’est fait jour. L’origine des problèmes, pointe-t-il, « se situe toujours dans la crise financière de 2008 [et une] dévaluation interne et une intense dérégulation du marché du travail » qui ont accentué les souffrances sociales. L’échec criminel des politiques européenes de l’immigration a constitué l’un des thèmes majeurs de ce forum. Les participants ont souligné le besoin d’en finir avec une politique qui tué 35 000 personnes depuis l’année 2000. « Des morts qui auraient pu être évitées », a lancé l’eurodéputée, Marie-Christine Vergiat.


Vers des convergences progressistes

Au coeur d’une séance consacrée au « développement soutenable », l’alternative présentée par l’économiste communiste Frédéric Boccara, d’une « réorientation des crédits gratuits de la BCE » pour financer les services publics, de l’emploi et de la préservation du climat, a fait l’objet d’une grande attention. La force de l’argument tient à sa capacité à faire face à l’urgence pour financer des projets utiles, plutôt que de continuer, comme le fait la Banque centrale européenne (BCE) encore aujourd’hui, à déverser quelque 60 milliards d’euros de crédits à taux nul sur les marchés financiers. Au risque d’alimenter une énorme bulle spéculative, dont la déflagration peut déclencher un krach encore plus terrible que celui de 2008. Une campagne européenne pour cette autre utilisation de l’argent de la BCE serait d’autant plus crédible qu’elle peut « s’appuyer sur des articles des traités existants » qui permettent de mettre un tel dispositf en oeuvre. Une étape a été franchie avec le forum de Marseille pour alimenter un bouillon de culture de réflexions et impulser d’indispensables coordinations entre les progressistes européens. Marseille s’est beaucoup inspirée du forum de Sao Paulo qui, depuis 1990, permet aux progressistes latino-américains de se concerter et d’agir ensemble sans exclusives ni a priori. Une seconde rencontre des gauches européennes est prévue en 2018 dans une autre ville d’Europe.

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