“Ne pas traiter le pauvre dans l’homme, mais l’homme dans le pauvre.” Jack Ralite

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CHAUFFE MARCEL

lundi 13 novembre 2017 , 9 : visites , par Jean Lefevre

Marcel Azzola était l’invité d’un salon littéraire devenu incontournable, celui de Saint-Parres aux livres. Après son propre ouvrage « Chauffe Marcel », dont le titre rappelle le Vesoul de Brel, l’Harmattan vient d’éditer sa biographie par Claude Lemire [1]. Marcel connaît l’accordéon, son histoire pli à pli, lame à lame, homme à homme. Sa famille est venue d’Italie, vers 1920, chassée par les chemises noires de Mussolini. Tous les enfants, quatre filles et Marcel, se sont volontairement installés dans le creuset de la culture française et ont fait de la musique, violon, piano, accordéon, le petit Marcel ayant eu les meilleurs guides, Joë Rossi et Médard Ferrero.
On sait que les Italiens sont devenus les meilleurs accordéonnistes français. Ils ont inventé le style musette, ayant piqué le mot aux Auvergnats qui écumaient les bals « à la musette », autrement dit la cabrette. Mais Marcel a fait mieux, car il a sorti l’accordéon des ornières du « gros musette qui tache » des années 50. Il l’a extrait de sa gangue, il l’a épuré, ayant créé une nouvelle langue avec un son, un répertoire, un style nouveaux. Il l’a fait chanter juste. C’est aussi un des tout premiers à avoir osé faire du classique et c’était mal vu, du conservatoire et des conservateurs.
Marcel venait souvent à la fête de l’Huma pour des concerts ou de simples promenades, ses soeurs militant toujours pour un monde meilleur. « Tu vois, m’a-t-il rappelé dimanche, tu as essayé de changer le monde, toi aussi ; le résultat n’est pas à la hauteur de nos espoirs. Il n’y a que notre instrument qui a fait quelque progrès et qui peut avoir cette prétention. Les techniques s’améliorent, peu les hommes. »

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