“La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.” Baruch Spinoza

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Journée de mobilisation, le 12 septembre

Tous dans la rue contre la casse sociale !

jeudi 7 septembre 2017 , 166 : visites , par LDA

Depuis cet été, la risposte s’organise. L’appel pour une journée d’actions, le 12 septembre, est en train de faire tache d’huile. La bataille syndicale, politique et citoyenne, contre des régressions sociales sans précédent, prend forme.
Nous avons tous une bonne raison de descendre dans la rue.
Que cela soit la casse “sur ordonnances” du Code du travail, dont un petit tiers des français, seulement, estime qu’elle réduira le chômage. Que cela soient encore toutes les attaques de l’été pour déchiqueter le modèle issu de l’après-guerre et fruit des luttes sociales pour de meilleures conditions de travail, une protection sociale, une éducation, du temps libre, etc. Depuis des décennies, la droite a tracé le sillon. François Hollande a élargi le chemin. Emmanuel Macron veut finir le boulot à la hache. Une pléthore de membres du gouvernement à l’université d’été du patronat, les bénéfices des grands groupes du CAC40 qui explosent littéralement au premier semestre (+23,55%), avec « une forte augmentation de la marge », qui s’explique par « plusieurs années de restructurations et de réduction des coûts », pontifie dans la presse économique la patronne d’un grand cabinet de conseils.

Les ordonnances ne seront pas la fin de l’histoire.
Notre modeste intelligence des couches populaires nous dit cependant que, “restructuration” = licenciements et que, “réduction des coûts” = baisse des salaires et précarisation du travail. Derrière ces équations, simples à comprendre, mais redoutables entre les mains des grands patrons et des financiers, il y a aussi des milliards d’argent public qui, à un moment ou un autre, tombent dans l’escarcelle des actionnaires. Les 50 milliards d’euros supplémentaires de profits réalisés cette année n’ont pas d’autre explication. Mais on aurait tort de croire, Macron en fait déjà les frais avec sa popularité en chute libre, que les carottes seraient cuites pour le camp du monde du travail. Les ordonnances ne sont pas la fin de l’histoire. De la pire manière, le gouvernement a déclenché les hostilités. La classe ouvrière a perdu une bataille, mais pas la guerre.

Soyons tous dans les rassemblements, le 12 septembre, et des centaines de milliers à la fête de l’Humanité !

Le pouvoir Macron n’a pas attendu pour frapper. Il devait être « ni de droite, ni de gauche ». Mais il ne frappe que d’une seule main, la droite ! Les coups pleuvent et d’abord sur les plus fragiles : la baisse de l’APL, la suppression de 293 000 emplois aidés, un vrai massacre social et associatif  ; les ordonnances pour précariser tous les contrats de travail ; la hausse de la CSG, qui va entamer le pouvoir d’achat des salariés et plus durement encore des retraités ; l’austérité inégalée programmée pour les communes et les services publics…



Et tout cela pour baisser l’ISF, pour sacrifier les budgets publics au remboursement de la dette aux créanciers de la finance, pour protéger les taux de profit des plus gros actionnaires, des plus grands groupes… Pas une seule mesure envisagée pour rétablir la justice fiscale, pour taxer les revenus financiers, pour combattre l’évasion fiscale illégale, comme légale quand elle est baptisée optimisation !
JEAN-PIERRE CORNEVIN
Secrétaire de la fédération de l’Aube du PCF

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