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Université d’été du Parti communiste français - Extraits de l’intervention de Pierre Laurent

“J’appelle à une rentrée de combat”

mercredi 30 août 2017 , 287 : visites , par webmaster

1500 participants, le weekend dernier, à l’université d’été du PCF à Angers. Les médias ont regardé ailleurs, ce qui n’a pas empêché cette agora d’éducation populaire, à ciel et portes ouverts, de réfléchir à de nouveaux “jours heureux”.


Ambiance studieuse... et conviviale . De gauche à droite, les aubois : Marie Gatard-Lafond, Anna Zajac, Éric Goyard, Janusz Kochan, Agnès Laurent et Jean-Pierre Cornevin.

- La politique  : “La politique pour nous n’est pas une profession, c’est l’exercice du partage démocratique, c’est l’apprentissage du pouvoir citoyen, c’est un terrain de conquête pour l’émancipation. Voilà pourquoi chaque année l’utilité de notre université est un cinglant démenti aux fossoyeurs des partis.”
- Une rentrée sur les chapeaux de roues : “La rentrée à laquelle je vous appelle est une rentrée sur les chapeaux de roue, une rentrée de combat et de riposte, une rentrée de créativité politique pour notre parti, une rentrée de construction et de rassemblement pour l’alternative au pouvoir Macron. Oui, une rentrée de combat, car le pouvoir Macron n’a pas tardé à frapper. Il paraît qu’il ne devait être « ni de droite, ni de gauche », ce pouvoir. Mais il ne frappe en tous cas que d’une seule main, la droite ! [...] Les coups pleuvent et d’abord sur les plus fragiles : la baisse de l’APL, du jamais vu, cinq euros dont beaucoup ne semblent même pas mesurer la valeur ; la suppression de 293 000 emplois aidés, un vrai massacre social et associatif ; les ordonnances pour précariser tous les contrats de travail ; la hausse de la CSG qui, n’en déplaise aux additions truquées du gouvernement, va entamer le pouvoir d’achat des salariés et plus durement encore des retraités ; l’austérité inégalée programmée pour les communes et les services publics… Et tout çà pour quoi ? Pour baisser l’ISF, pour sacrifier les budgets publics au remboursement de la dette aux créanciers de la finance, pour protéger les taux de profit des plus gros actionnaires, des plus grands groupes… Pas une seule mesure envisagée pour rétablir la justice fiscale, pour taxer les revenus financiers, pour combattre l’évasion fiscale illégale comme légale quand elle est baptisée optimisation, pour réorienter l’usage des profits, du crédit bancaire et de la création monétaire.” [...]
- Nouvelles conquêtes historiques : “Nous, nous voulons pour chacun un travail épanouissant, utile à soi et à la société. Nous voulons prolonger par de nouvelles conquêtes historiques l’ambition qu’affichait Ambroise Croizat, et qui allait déjà bien au-delà de la seule Sécurité sociale  : « le problème qui se pose à ceux qui veulent apporter une solution durable au problème social, déclarait-il, est de faire disparaître l’insécurité qui pèse sur tous ceux qui vivent de leur travail. Il est de garantir à tous qu’en toutes circonstances ils jouiront de revenus suffisants pour assurer leur subsistance familiale.

Leurs impressions

- Marie Gatard-Lafond :
“J’ai participé pour la première fois cette année à l’université d’été du PCF et je n’ai pas été déçue. Ce fut une expérience aussi enrichissante culturellement, politiquement qu’humainement parlant. J’ai participé à plusieurs conférences, et une m’a particulièrement enthousiasmée : la conférence du camarade belge, porte-parole du PTB qui parlait du cas belge et des stratégies du PTB pour créer le rapport de force. Les rencontres organisées avec les membres du conseil national étaient une belle idée et renforcent encore les liens entre dirigeants nationaux et militants.”

- Éric Goyard :
“L’université d’été du PCF a été un moment de réflexion pour passer à l’offensive face aux coups que Macron veut asséner aux citoyens de notre pays. J’ai participé à plusieurs ateliers : lutte contre l’évasion fiscale, présidentialisation des institutions, l’expérience du PTB (Belgique), le carrefour de la gauche (sans la FI). La pratique : prise de parole en public : intervention et évaluation critique, rédaction d’un tract efficace, le numérique pour l’action concrète. La nouvelle communication du PCF pour être mieux visible et efficace. La fraternité : un banquet de 1 500 “cocos” avec, au menu, convivialité et combativité. La culture avec Le jeune Karl Marx en présence du réalisateur dans une salle pleine à craquer.”
- Agnès Laurent :
“Des dizaines d’ateliers, de conférences, sur des thèmes parfois pointus mais traités de façon accessible : passionnant ! L’ambiance était studieuse dans les amphis, mais festive lors des repas et soirées... Partout, la même exigence était palpable : celle d’aller au-delà du superficiel, des réactions faciles, du prêt-à-penser. Quitte à se remettre en cause soi-même. Cette humilité, je l’ai trouvée belle et saine. C’est frappant, cette volonté farouche de progresser, au nom des causes communes.”

“Nous sommes des résistants”

C’est ainsi seulement, en libérant les travailleurs de l’obsession permanente de la misère, qu’on permettra à tous les hommes et à toutes les femmes de développer pleinement leurs possibilités, leur personnalité…  » Le temps est venu de donner une nouvelle réponse à cette ambition de civilisation, de la même manière qu’il est devenu indissociable de penser développement humain et protection de la planète. Oui, c’est un enjeu de civilisation, a fortiori à l’heure de la révolution numérique.”

- La question du changement :
[...] “Oui, l’état du monde nous inquiète parce que nous voyons bien que la crise profonde, majeure, durable, structurelle, et probablement civilisationnelle du mode de production capitaliste à l’échelle mondialisée fait courir à la planète des dangers inégalés. Mais, nous voyons aussi que cette situation pose au monde des questions sociales, écologiques, éthiques, culturelles, et finalement elles aussi civilisationnelles inédites. La question du changement, du changement profond de société, de modèle, de paradigme est concrètement posée à notre monde. Elle est à l’ordre du jour comme jamais. [...] Oui, le XXIème siècle peut être celui du dépassement progressif du système capitaliste, de ses logiques prédatrices, inégalitaires et surannées. [...] Nous sommes des résistants, et il n’ y a pas meilleurs résistants que nous quand il faut faire face dans le combat. Mais notre projet communiste n’est pas la résistance, notre projet, c’est la conquête citoyenne, c’est la libération concrète et progressive de la société des entraves et des gâchis capitalistes.
Voilà pourquoi je ne crois pas à la nécessité d’une parenthèse « populiste  » fut-elle baptisée de gauche, qui, face à la crise démocratique, à l’impuissance construite du politique, substituerait, comme un sas de transition obligé vers une future renaissance démocratique, la logique de l’identification, où chacun accepte de délaisser une part de sa libre initiative, en lieu et place de la construction d’une intervention populaire large, diversifiée, autonome.” [...]

- Le Parti communiste :
“Je crois sincèrement que les conditions sont réunies pour un bon qualitatif de nos transformations, que nos adhérents y sont prêts et que des centaines de milliers de ceux qui nous entourent, nous côtoient, nous apprécient, nous attendent, trouveraient alors dans ce mouvement de fortes raisons d’espérer. Nous tiendrons notre congrès dès 2018, un an avant la date prévue, pour prendre la mesure de la situation nouvelle , des responsabilités qu’elle nous impose et des transformations que cela implique. Toutes les questions seront mises entre les mains des communistes. Les chantiers de travail de ce congrès seront précisément décidés lors d’une assemblée nationale des animateurs des sections locales du Parti. Le Conseil national [...] travaille sur un document de consultation des communistes qui sera disponible dès la Fête de l’Humanité pour préparer cette assemblée. À chaque étape, les communistes seront consultés et maîtres des décisions. C’est ensemble et unis que nous conduiront le changement. Ce nouveau rôle, cette relance, ce nouveau Parti communiste qu’il nous faut promouvoir tous ensemble est indispensable à la reconstruction d’une gauche nouvelle, d’une majorité politique et populaire pouvant demain constituer une alternative au pouvoir Macron.”

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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