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Réduction de 160 000 contrats aidés... Avant leur arrêt préconisé par la ministre du Travail ?

Une décision “honteuse et irresponsable”

jeudi 24 août 2017 , 278 : visites , par LDA

Le gouvernement a annoncé une réduction drastique des enveloppes allouées aux contrats aidés, mettant des milliers de bénéficaires sur le carreau et portant un nouveau coup dur au secteur associatif. Réaction du député PCF du Nord Alain Bruneel.

Vous avez été le premier député à interpeller, dans un courrier, la ministre du travail sur la suppression des contrats aidés. Murielle Pénicaud vous a-t-elle répondu ?
Alain Bruneel  : Absolument pas. À peine la ministre a-t-elle consenti à s’en expliquer dans l’Hémicycle. [...] J’ai d’abord été interpellé dans ma circonscription par des associations qui ont découvert, du jour au lendemain par Pôle Emploi, que l’agence de services et de paiements n’honorerait plus les aides financières accordées pour les contrats aidés, à compter du 1er août, y compris pour les contrats validés par l’État. Pour beaucoup d’entre elles, se passer d’un ou deux salariés, c’est remettre en cause leur mission, voire leur existence. Le secteur associatif n’avait pas besoin de cela, déjà fragilisé financièrement par les baisses recurrentes de subventions de la part des collectivités, qui subissent elles-mêmes les politiques d’austérité de l’État. Et cela ne va pas s’arranger avec le choix du gouvernement d’amputer de 13 milliards le budget des communes. Or, ces associations portent des projets vitaux pour les habitants et les territoires déjà déstabilisés par l’affaiblissement des services publics.

Que pensez-vous de la méthode, à savoir une décision prise en catimini, en plein été, sans aucune anticipation ?
Alain Bruneel : Elle en dit long de la stratégie d’Emmanuel Macron. Comme les ordonnances sur la loi travail, les APL, etc. Ce fonctionnement autoritaire du pouvoir vise à accélérer au plus vite la mise en oeuvre d’une politique ultralibérale. Cette façon de supprimer du jour au lendemain plus de 160 000 emplois aidés, sans prévenir les personnes concernées, est honteuse et irresponsable de la part du gouvernement. Elle plonge des travailleurs déjà précaires dans l’incertitude du lendemain. Pour le moment, nous ne savons pas ce qu’il en sera concrètement pour la suite. La ministre du Travail a annoncé devant la Commission des affaires sociales de l’Assemblée avoir « obtenu une rallonge budgétaire pour pouvoir continuer à avoir des contrats aidés pour les mois qui viennent », sans plus de précisions...
 


L’Association des maires de France vient à son tour de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses pour le fonctionnement des services publics...
Alain Bruneel : Je m’en réjouis car, là encore, il va falloir faire front commun pour peser contre les projets dangereux du gouvernement. Dès la semaine prochaine, je vais réunir les associations et les maires de ma circonscription, pour d’abord évaluer l’ampleur du désastre et se mobiliser collectivement. Car même si ces contrats aidés sont loin d’être la panacée (nous, les communistes, nous battons pour des emplois durables), force est de constater, qu’aujourd’hui, ces contrats jouent un rôle important dans le fonctionnement de très nombreuses associations et de beaucoup de services publics. Et en particulier l’école, avec les auxiliaires de vie scolaire chargés d’accompagner les enfants handicapés, par exemple. Que vont-ils devenir à la rentrée ? Muriel Pénicaud avance l’argument du coût et de l’inefficacité contre le chômage. Mais ils proposent quoi à la place ? Nous, les députés communistes, nous avons des propositions et allons le faire savoir.

Pour 2017, le gouvernement Macron prévoit 293 000 contrats aidés, un chiffre nettement inférieur aux 459 000 contrats signés en 2016.

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