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Attentat terroriste d’extrême droite à Charlottesville (USA)

Crime raciste sous l’aile protectrice de Trump

vendredi 18 août 2017 , 249 : visites , par LDA

Le meurtre raciste, perpétré la semaine dernière à Charlottesville, est un des signaux à ne pas sousestimer de la résurgence et de l’activisme des extrêmes droites partout dans le monde et particulièrement en France.
Il y avait eu des précédents récents. Mi-juin, une musulmane de 17 ans avait été retrouvée morte après avoir été enlevée devant une mosquée près de Washington. Pas un crime raciste, a conclu la police. Le mois précédent, deux hommes ont été poignardés à mort, à Portland dans l’Oregon, en tentant d’intervenir face à un homme qui lançait des injures islamophobes à deux adolescentes. Le 8 juillet, à Charlottesville déjà, le Ku-Klux-Klan avait défilé, oripeaux blancs et chapeaux pointus, renvoyant au siècle passé et aux « strange fruits », ces fruits étranges... noirs pendus aux arbres par le KKK, de la complainte de Billie Holiday. Le drame de Charlottesville, où une militante de l’International Workers of the World (IWW), Heather Heyer, 32 ans, a été écrasée par un trou-du-cul raciste, était presque une fatalité. L’extrême droite américaine, qui a payé plus que son écot pour faire élire Trump, relève le menton et réclame son dû. Et Trump, en condamnant des « torts des deux côtés » et non l’extrême droite, souffle activement sur les braises. « Pour elle, c’était important de parler pour ceux qui n’arrivaient pas à se faire entendre », a dit la mère de la jeune femme assassinée, qui avait mis en exergue de sa page Facebook : « Si vous n’êtes pas outré, c’est que vous ne faites pas attention ». En effet, aussi bien en Europe qu’en Amérique du nord, l’extrême droite se revitalise, se coordonne par-delà les pays et n’hésite plus à commettre les pires crimes. Qu’il s’agisse des “suprémacistes blancs” ou de ces “identitaires” français qui veulent refouler les réfugiés en Afrique, le fond doctrinal est le même.
Les fantômes en sommeil d’un oeil...
C’est la doctrine qu’ont utilisé Mussolini, Hitler et Franco pour conquérir le pouvoir ; un fatras idéologique de discriminations raciale et sociale. Celui qui a commis le meurtre de Charlottesville est de la même engeance que ceux qui, dans l’Espagne des années 1920-30, aux ordres des riches propriétaires terriens, battaient à mort les paysans affamés qui chapardaient quelques glands pour se nourrir. Leur doctrine, c’est la haine : haine de la démocratie, haine de l’autre - qui est autre parce que différent -, haine de l’exploité qui peut à tout moment briser ses chaînes, etc. Haine aussi envers tous ceux qui, par le passé combattirent leurs semblables. En témoigne, la semaine dernière encore, la profanation, pour la seconde fois cette année, de la Nécropole nationale d’Eygalayes (26), en hommage aux 35 résistants du maquis d’Izonla- Bruisse massacrés en 1944, et où le groupuscule Jeune Nation, qui milite pour la réhabilitation de Pétain, semble impliqué. La résurgence à l’échelle internationale des spectres racistes et le développement de leur activisme ne doivent rien au hasard. Alors que la droite, défenseur “historique” de la classe dominante, peine à l’ouvrage et qu’elle se voit en concurrence avec une social-démocratie mutagène, “ni de gauche, ni de droite”, les fantômes en sommeil d’un oeil se réactivent dans un monde instable et cahotique à tous points de vues. Derrière des actes qualifiés “d’isolés”, un épisode de la lutte des classes se joue où les progressistes doivent appeler à la levée en masse et faire preuve d’audace.

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