“La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.” Baruch Spinoza

Dossier
  • Un processus pour des transformations profondes
    1er juillet

    Ni en conclave, ni en hibernation, le Parti communiste français entend contribuer dans les mois et années à venir à l’amorce d’un processus de transformation sociale au service des intérêts populaires de notre pays. Avant un congrès extraordinaire prévu pour 2018, les communistes sont invités à un immense, mais enthousiasmant, travail de réflexion, (...)

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Le dessin

1er juillet
L'Humeur
  • Résistance
  • 1er juillet 2017,
    par Malicette
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Éducation populaire

L’Upopaube au repos

samedi 1er juillet 2017 , 96 : visites

L’Université Populaire de l’Aube a terminé sa saison en beauté sur un sujet “sensible”, comme on dit, puisqu’il s’agissait de passer au crible les lois qui permettent à la justice de contenir les débordements des hommes politiques.
Maître Pernet, ancien bâtonnier, très à l’aise sous une barbe à la Noiret, tout en considérant que « ce sont des hommes comme les autres, avec leurs faiblesses… », a montré qu’il existait un glaive pour les menacer, et les punir à l’occasion, et une indépendance de la justice qui pouvait tranquilliser les citoyens. Mais le citoyen est souvent dubitatif du fait qu’on l’a souvent trompé, à moins qu’il n’ait pas toujours compris les finesses des procédures, ni la “science” des avocats. Un avocat, c’est un marchand des quatre raisons. Il faut tomber sur celui qui possède la bonne.
On a donc le droit de douter de tout au vu des affaires anciennes et modernes. Et notre avocat de rappeler quelques scandales anciens, le surintendant Fouquet, les décorations de Jules Grévy, le canal de Panama, l’affaire Stavisky, suivis d’affaires plus récentes, aussi scandaleuses, comme les écoutes de l’élysée, le sang contaminé, les emplois fictifs de la mairie de Paris ou l’affaire Cahuzac. Pour se garer des embûches, les politiques les plus malins visent les hautes fonctions qui les rendront intouchables quelque temps. Mais aujourd’hui, il semble que la loi ne suffise plus pour calmer l’impatience populaire qui veut du propre et du net. Une exigence morale se fait jour. Or, la morale n’est pas la loi. Exiger l’exemplarité pour un élu paraît la moindre des choses, mais derrière cette requête se cachent des revendications plus politiques. C’est justement de justice et d’égalité dont les citoyens ont besoin, que morale et beaux discours ne peuvent donner.
L’Université Populaire de l’Aube doit encore conquérir de nouveaux “élèves”, étendre en quelque sorte son territoire culturel. Elle se donne comme but de redonner aux gens le savoir qui leur a été dérobé. Aragon dit : « La parole n’a pas été donnée à l’homme, il l’a prise ». Aucune neutralité dans cette conquête, mais une nécessité de comprendre le monde pour mieux l’aménager au profit de tous.
JEAN LEFÈVRE

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