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Espagne - Parti socialiste

Et une trahison de plus !

jeudi 3 novembre 2016 , 259 : visites , par LDA

Avec l’aide de 68 députés socialistes espagnols qui se sont abstenus, le conservateur Mariano Rajoy a finalement pu reprendre les rênes du pays, au terme de dix mois de crise politique.
On a dit, au lendemain des élections législatives de juin dernier, que le Parti socialiste espagnol (PSOE) poursuivait sa descente en enfer, avec le pire score de son histoire (22,7%). Avec cette nouvelle félonie, il n’entend pas y descendre seul et veut entraîner avec lui le peuple espagnol. Le chef du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, a été reconduit, le 29 octobre, malgré une absence de majorité au parlement, des scandales de corruption et cinq ans d’austérité qui ont plombé ce pays aux 20% de chômeurs. Rajoy a été élu avec les 170 voix de son Parti populaire et des centristes, mais aussi et surtout grâce à l’abstention cruciale de 68 élus socialistes, qui s’y sont “résignés” en dépit de mots durs du porte-parole du PSOE, Antonio Hernando, contre les « odieuses réformes » libérales. Les autres 111 députés, essentiellement l’alliance Izquierda Unida - Podemos, avec des indépendantistes et nationalistes catalans et basques, ont voté contre et dénoncé une « trahison » qui a cependant un mérite : celui de clarifier les choses. Désormais, la coalition Unidos Podemos (Podemos, Izquierda Unida, Equo…) devient définitivement la seule véritable alternative progressiste et la seule opposition de gauche en Espagne et, en concluait un journaliste : « à terme, un futur scrutin aura lieu et la coalition, en appliquant une bonne stratégie, peut déborder le PSOE par la gauche et récupérer de nombreux militants qui se sentent trahis ». Samedi dernier, non loin du Congrès, plusieurs milliers d’Espagnols de gauche ont manifesté contre « ce coup à la démocratie » porté par les appareils du PP et du PSOE, drapeaux républicains, rouge, jaune et violet, ondoyant à la tombée de la nuit. « Nous aurons le même gouvernement que ces quatre dernières années, qui a été néfaste pour l’Espagne  », s’indignait une manifestante ulcérée. Un « coup de la mafia », résumait un tract distribué le même jour.

Pedro Sanchez, ancien dirigeant du PSOE, a annoncé au bord des larmes qu’il quittait sa fonction de député, refusant la consigne d’abstention de la direction intérimaire du parti, pour permettre au PP de gouverner et éviter des élections. Une quinzaine d’autres députés socialistes ont brisé la discipline, votant non à Rajoy. « Il n’y a aucun sens à revenir sur toutes les réformes [...] On ne peut exiger que je gouverne et que je trahisse mon programme », a-t-il annoncé, ajoutant que tous ceux qui avaient contribué à son retour au pouvoir devraient « assumer les conséquences de cet acte ». Appel du pied au PSOE, puisqu’il devra gouverner sans majorité absolue. La rigueur va donc se poursuivre en Espagne avec 5,5 milliards d’euros d’économies supplémentaires promises à Bruxelles. Une rigueur qui génère le deuxième plus fort taux de chômage en Europe.

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