“La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.” Baruch Spinoza

Le dessin

15 septembre 2016
L'Humeur
  • Interdit d’interdire
  • 15 septembre 2016,
    par Guy Cure
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Numéro spécial Fête de l ’Humanité

Un acte de résistance et un bras d’honneur

jeudi 15 septembre 2016 , 343 : visites

Une fête de l’Humanité qui chante à plus de 500 000 voix. Trois jours contre les haines et pour le progrès social, la solidarité... pour le bonheur.
Réussir le plus grande fête populaire d’Europe, avec ses centaines de milliers de visiteurs, dans une France sous état d’urgence est, en soi, un acte politique majeur. C’est aussi un acte de résistance et un bras d’honneur à ceux, de tous bords, qui répandent la haine. De la fraternité à foison, de la culture comme s’il en pleuvait, de la solidarité dans les luttes, chez nous et ailleurs, et des idées, beaucoup d’idées, lors de débats qui débordent de monde jusque dans les allées. Une ligne de force parcourait la fête, la recherche de rassemblements pour reprendre la marche vers plus de progrès social et pour que soit démenti le scénario annoncé de la présidentielle : droite extrémisée ou extrême droite.

Poursuivre la lutte contre la loi travail, se mobiliser contre la répression et l’autoritarisme gouvernemental...
Clara Jaboulay (UNL), Lilà Lebas (UNEF), Bernadette Groison (FSU), Chloé Deverly (FIDL), Philippe Martinez (CGT) et Jean- Claude Mailly (FO, pour la première fois à la fête) ont rappelé au Forum Social que les raisons de se révolter contre la loi El Khomri restent intactes malgré le passage en force du gouvernement. La question de la répression policière et judiciaire contre le mouvement syndical est aussi revenue au cours de ce débat. Rappelons ici qu’une promesse du candidat Hollande - qui ne coûtait rien - n’a même pas été tenue : l’amnistie des syndicalistes. Pour Philippe Martinez, il faut, en lien avec les mobilisations « travailler dans les entreprises, là où la loi pourrait devenir concrète rapidement ». La discussion a évidemment porté sur les moyens et les perspectives de lutte avec cependant un constat rappelé par éric Beynel, co-délégué général de Solidaires : « Nous sommes majoritaires, nous sommes debout, nous sommes mobilisés ! ». Pierre Laurent, qui assistait au débat, voit dans cette unité syndicale « un encouragement fort à poursuivre l’unité politique ». Pour le secrétaire national du PCF, « il n’y aura pas de politique de gauche du XXIème siècle qui ne mette au centre la sécurisation de l’emploi et de la formation, la réduction du temps de travail, de nouveaux droits pour les salariés. » Assurément, la fête de l’Humanité a de nouveau sonné le tocsin de la rentrée sociale et politique.

Le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a placé son discours de clôture de la fête sous le signe de la paix. Extraits :
« [...] Le visage que nous offrons, que vous offrez aujourd’hui, est celui d’une France rayonnante, solide, prête à affronter les défis. D’une France meurtrie, triste, inquiète mais debout après les meurtres sanglants perpétrés par des tueurs fanatiques. [...] Ici, rassemblés, nous sommes la force qui refuse que nous nous jetions les uns contre les autres. Qui refuse que nous soyons gagnés par une guerre de civilisations née dans l’esprit malfaisant de ceux qui veulent continuer à dominer le monde. [...] La paix ne peut se bâtir tant que seront entretenus les despotes qui règnent, avec le soutien complice de la France, dans de trop nombreux pays africains ! [...] La paix est notre projet politique [...] car elle est la condition première et nécessaire du progrès social, démocratique, humain et écologique. [...]
Rejoignez-nous pour mettre la finance au pas afin de répondre aux besoins humains. Faites-le tel que vous êtes, sans changer ni de convictions ni de personnalité. Le mouvement transformateur a besoin de vous, de votre fraîcheur, de votre diversité. [...] Nous avons tous ensemble, pendant ces trois jours, semé les graines de l’espérance et de l’unité. Que cette Fête soit un départ pour que se réalise l’unité populaire. [...] écrivons nous-mêmes notre histoire pour tracer dans les semaines et mois qui viennent de nouveaux chemins d’espérance. »

Farniente au stand de l’Aube ? Pour les visiteurs qui ont été nombreux cette année, assurément. Beaucoup moins pour la cinquantaine de militant-e-s et ami-e-s qui ont contribué sans compter à faire de la participation à la fête de l’Humanité de la fédération auboise du PCF et de son hebdomadaire une réussite conviviale... et militante puisque dix adhésions ont été réalisées. De quoi démentir ceux qui annoncent depuis des dizaines d’années la “mort du PCF”. Remerciements aussi à tous ceux qui ont soutenu financièrement la fête en achetant le bon de soutien.

On appréhendait. Et bien non ! La température estivale n’a pas dissadué de venir déguster la choucroute au Champagne et la poêlée Auboise, dont le renom s’étend d’année en année.

Et Félix revint. Cet ami de Jean Ferrat nous avait enchanté, il y a deux ans. Ferrat, Nougaro... chansons immortelles servies par le talent de Félix et qui ont été applaudies sans modération.

PAR JOSIANE MAYOR


Le collectif de soutien au peuple grec-Aube a organisé sur le stand de l’Aube une exposition photos de réfugiés du City Plaza à Athènes. Cinquante personnes ont assisté au débat, dimanche, avec Emmy Koutsopoulou (voir interview ci-contre). En Grèce, les mouvements autogérés (dispensaires, coopératives, associations) soutiennent tous les précaires et revendiquent le droit aux besoins fondamentaux pour tous que sont la santé, l’éducation, le logement et le droit au travail. Située au coeur d’Athènes, afin que les réfugiés soient visibles et aussi pour coordonner les différentes initiatives, la structure autogérée du City Plaza propose l’enseignement du grec et de l’anglais, une école, un dispensaire, une aire de jeux, un salon de coiffure, le tout co-géré par des bénévoles grecs et internationaux. L’objectif de ces mouvements est de créer un réseau européen d’accueil et de soutien aux réfugiés. Ils revendiquent le respect du droit international, donc la liberté de circulation des personnes et le choix du pays d’accueil, la régularisation et l’accès à la santé pour tous. Ils s’inscrivent aussi dans un combat commun contre les politiques d’austérité, contre l’abandon de la souveraineté nationale. En ce sens, ils rejoignent les luttes menées dans les autres pays européens. Le City Plaza est un exemple de ce combat politique avec comme slogan : « on vit ensemble, on lutte ensemble, on va gagner ensemble ! » La gestion de la structure représente un coût (800 repas distribués par jour...), ils ont besoin de la solidarité, à travers des dons, la présence de bénévoles et des informations pour populariser leur projet.
Contact : solidariterefugies@orange.fr

Immanquables, les tables
recouvertes du questionnaire
“Que demande le peuple ?”.
Côté “sondés”, l’enthousiasme
était partagé. “La première
fois qu’on voit ça” et l’attente
est grande que les résultats
soit rendus publics. Ce sera
chose faite les 8 et 9 octobre.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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