“Ne pas traiter le pauvre dans l’homme, mais l’homme dans le pauvre.” Jack Ralite

L'Humeur
  • Ni dieu, ni maître
  • 30 juin 2016,
    par Malicette
  • C’est Louis-Auguste Blanqui qui criait « ni dieu, ni maître » et qui resta l’Enfermé durant 35 ans. Une rue de Troyes porte son nom. Nos rues retracent les pensées de nos aïeux. S’ils ont voulu honorer Blanqui après sa mort en 1881, c’est que déjà nos (...)

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Ni dieu, ni maître

jeudi 30 juin 2016 , 59 : visites , par Malicette

C’est Louis-Auguste Blanqui qui criait « ni dieu, ni maître » et qui resta l’Enfermé durant 35 ans.
Une rue de Troyes porte son nom. Nos rues retracent les pensées de nos aïeux. S’ils ont voulu honorer Blanqui après sa mort en 1881, c’est que déjà nos édiles se posaient la question de la démocratie et de la manière de la rendre plus ef fective, en écoutant le peuple. La guerre entre les riches et les pauvres existait déjà, ce que Blanqui traduisait par « les riches l’ont voulu ainsi ; ce sont les agresseurs. » La lutte des classes n’est pas une invention des opprimés. Elle est comme le ver, dans le fruit du capitalisme.
On l’a remarqué, dès qu’un peuple n’est plus dans les clous de la pensée libérale, je pense au peuple français en 2005 quand il a rejeté le traité de Rome II à 55%, au peuple grec qui s’opposa à l’austérité sauce Merkel, au peuple anglais aujourd’hui, dès que ces peuples se rebiffent, les gouvernements cherchent un moyen de passer par-dessus leur vote. Le peuple, disait Blanqui avec humour, « est un animal si féroce qu’il se défend quand il est attaqué. »
Les révolutionnaires savent tout cela. La question se pose aujourd’hui avec acuité, comment construire une autre société qui réponde aux déf is de notre époque pour des bonheurs partagés. La vraie gauche prononce volontiers le mot de Blanqui  : « Ni dieu, ni maître ! », ce qui signifie, nous avons des idées communes, construisons ensemble la société que nous voulons, emplissons nos cahiers de doléances, clamons un « painpaix- liberté »comme en 36, bâtissons un programme tricoté tous ensemble.
Mais par fois, ceux qui souhaitent n’avoir ni dieu ni maître désignent aussitôt un cornac pour mener le troupeau : c’est Hulot qu’il nous faut, c’est Montebourg, c’est Mélenchon ! Pas facile la démocratie.

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