“Nous vivons une période où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.” Pierre Laurent

L'Humeur
  • Vers le XIXème siècle
  • 10 mars 2016,
    par Malicette
  • Bernard Pharisien racontait qu’Auguste Renoir, à la fin de sa vie, n’aimait plus que le vin d’Essoyes, un vin pas terrible, mais un vin de proximité ! Son fils aîné, Pierre, l’artiste dramatique, notait qu’il s’agissait d’un vin « tiré d’un sol où les (...)

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Culture

Renoir et Hériot

jeudi 10 mars 2016 , 440 : visites , par Jean Lefevre

Le chantre de Renoir s’appelle Bernard Pharisien. Conférencier-conteur, ce biographe des familles célèbres d’Essoyes (Renoir et Hériot) a tenu sous son charme environ 200 auditeurs de l’UPOP.
L’hiver, Pharisien est un historien méticuleux et fidèle. L’été, c’est un globe-trotter qui parcourt les trottoirs d’Essoyes pour y accueillir un public curieux de ses personnages locaux devenus universels. Ce sont tous les Renoir, Auguste le peintre, Pierre, l’acteur et le syndicaliste et Jean, le cinéaste (La Grande illusion, la Marseillaise...). Les autres célébrités du village, ce sont les Hériot, pas Edouard le radical, né à Troyes, et assez faux-cul pendant la guerre, mais Auguste et Olympe Hériot avec un seul R. Un seul R mais beaucoup d’immeubles et de fortune après avoir créé les grands magasins du Louvre.
Renoir, qui signait à peine ses dessins (c’est à ça qu’on l’identifie sans doute !) a laissé, comme Picasso, une oeuvre immense. Il disait : “Ce dessin m’a pris cinq minutes, mais j’ai mis 60 ans pour y arriver”, ce qui me fait penser à Marcel Azzola, me disant à peu près la même chose de Bernard Dimey, capable de pondre (Renoir disait peindre) une chanson en cinq minutes sur le coin du bar.
C’est à peu près ce qu’on attend d’un génie qu’il vous éblouisse d’un seul coup de pinceau, ce en quoi Picasso était passé maître. Nous sommes assez gogos pour croire que tout vient de ses gènes, alors que les grands créateurs sont des travailleurs infatigables. Le génie est une longue impatience.
On se demande comment Bernard Pharisien s’y prend pour charmer son public. Il ne raconte que des faits avérés, concrets, estampillés par notaire et voilà le public qui fuit vers le XIXème siècle, un siècle inconfortable pourtant. Faut-il que le monde d’aujourd’hui ait besoin d’évasion !

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