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Primaire de la gauche, ce que le PCF propose

Nous voulons un débat d’idées qui unit

jeudi 25 février 2016 , 396 : visites

C’est d’abord l’extrême gravité de la situation qui nous motive. Nous entrons dans des temps très compliqués : les perspectives d’une crise financière plus grave encore que celle de 2008, les risques d’un éclatement de l’Europe dans les pires conditions, planent sur nos têtes. Ces menaces s’ajoutent à la crise climatique et à celle du travail secoué par les réponses libérales à la révolution informationnelle.
Jamais comme aujourd’hui notre peuple, le monde du travail et de la création, n’auront eu besoin de réponses de gauche à ces grands enjeux. Et jamais comme aujourd’hui ces réponses de gauche n’ont été autant marginalisées par François Hollande et Manuel Valls. Ils ont confisqué le pouvoir en s’étant affranchi de toute contrainte parlementaire et de leur camp politique. Ils ont signé leur adieu à la gauche. Le scénario d’ores et déjà installé pour 2017 est celui d’un véritable cataclysme. Si rien ne bouge, c’est un match à trois qui se déroulera dès le premier tour de la présidentielle entre Le Pen, le candidat de la droite et celui du clan Hollande-Valls, et toute autre candidature sera pratiquement disqualifiée du fait du mécanisme de vote utile. C’est dire que les réponses de gauche, les aspirations populaires au changement seraient hors jeu dès le premier tour. Au second tour, il y a fort à penser que ce serait un match entre Le Pen et la droite. Derrière, ne sous estimons pas les dégâts sociaux et politiques pour le pays. Prenons bien la mesure de la rupture démocratique qui s’ensuivrait. Combien de longues années avant que ne puisse commencer à se reconstruire un espoir ! Nous ne pouvons laisser se réaliser ce cauchemar sans réagir.
Nous voulons donc ouvrir dès maintenant une nouvelle voie et nous avons la conviction que c’est réellement possible.
Des forces immenses sont aujourd’hui disponibles. Ils sont des millions, les électeurs du Front de gauche, les électeurs écologistes, des électeurs socialistes, à dire aujourd’hui : « ça ne peut plus continuer ainsi ». Ils ont été désorientés, sidérés parfois devant les abandons successifs du président de la République et du gouvernement et ils se sont démobilisés. Mais avec la déchéance de nationalité, avec la casse du code du travail, ils disent : « Maintenant, trop c’est trop ! »
Ces femmes et ces hommes disponibles sont aussi les syndicalistes, les militants associatifs qui pensent que maintenant, il faut qu’ils se mêlent de ces échéances politiques. Ce sont aussi les salariés, les enseignants, les soignants, tous ces travailleurs humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leurs conditions de vie. Ce sont les millions de chômeurs, de pauvres, méprisés, exclus, montrés du doigt. Les jeunes à qui l’avenir est refusé.
Toutes ces forces en mouvement ou en attente, aujourd’hui trop dispersées, nous voulons aider à les faire converger. C’est ce que nous avons contribué à faire en 2005 lors du référendum sur le traité constitutionnel européen, c’est ce qui nous guidait quand nous avons lancé le Front de Gauche. Nous proposons à toutes les forces du Front de gauche de poursuivre cette démarche dans les conditions inédites d’aujourd’hui qui nous permettent de le faire à une bien plus grande échelle. Comment ?
- Nous ne voulons pas d’une démarche de sommet, nous voulons un peuple acteur.
Il s’agit de relancer une dynamique d’intervention populaire. Nous pensons que le peuple doit investir le processus des primaires de gauche pour qu’il réussisse. C’est-à-dire pour parvenir à faire émerger, pour l’élection présidentielle une candidature commune qui bouscule la donne, qui relance une gauche de rupture avec la politique suivie depuis 2012, de rupture avec l’austérité et les recettes libérales. Et une gauche qui créé la surprise et gagne.
Nous proposons, dans un premier temps, l’élaboration citoyenne d’une plate-forme commune qui soit le socle d’entrée de la primaire pour les candidates et les candidats comme pour les électrices et électeurs. Les candidats acceptant ce mandat populaire, débattraient publiquement en exposant leurs propositions pour le mettre en oeuvre. Le choix des citoyens se porterait alors sur le candidat le mieux à même, selon eux, par ses engagements de réaliser ce mandat populaire. De bout en bout, ce processus est celui du débat et d’un choix d’idées et de contenus et jamais un simple casting. Tout ce qui nourrirait le présidentialisme condamne à l’échec.
- Nous ne voulons pas d’une bataille de personnes qui divise, nous voulons un débat d’idées qui unit.
Nous proposons de réfléchir ensemble aux outils pour l’élaboration collective et citoyenne de cette plate-forme. Pour ce qui concerne les communistes, nous prendrons des initiatives et nous participerons à tout ce qui s’inscrit dans cette démarche pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens, pour recueillir leurs avis à partir de quelques grandes têtes de chapitre et bâtir avec eux le mandat populaire. Nous formulons ces propositions pour la réussite du processus de primaires de gauche et redonner espoir au pays.
Nous voulons que le maximum de celles et ceux qui souhaitent une candidature de gauche en rupture avec ce qui a été fait depuis 2012, s’investissent dans ce processus collectif. Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature. Nous souhaitons que la dynamique que nous engageons le conduise à accepter le cadre collectif sans lequel une candidature de la gauche en rupture avec l’austérité et le libéralisme, n’a aucune chance de succès. Cette démarche que nous voulons impulser, les objectifs de rassemblement gagnant de toutes les forces de gauche et citoyenne que nous visons, ne permet pas dans notre esprit que l’emporte une candidature qui se fixerait l’objectif de poursuivre ce qui a été fait par le président de la République et le gouvernement depuis 2012. Nous avons d’ailleurs bien compris que ni Manuel Valls, ni François Hollande n’expriment l’intention de se plier à l’exercice des primaires.

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