“Nous ne sommes pas obligés d’accomplir des grandes actions héroïques pour participer au processus du changement. De petits actes multipliés par des millions de personnes peuvent transformer le monde.” Howard Zinn

L'Humeur
  • L’histoire éclairée
  • 5 novembre 2015,
    par Jean Lefevre
  • Dans son dernier billet de Libé, Stéphanie Munier s’en prend à Jean-Luc Mélenchon, s’étonnant qu’il veuille interdire la parution de Mein Kampf (). Elle a raison, ce livre d’Hitler, d’une qualité littéraire médiocre, fait partie de l’histoire comme bien (...)

  • Lire la suite
1 Clic une Claque
  • L’EXTRÊME DROITE ENTERRE LA CHAMPAGNE-ARDENNE
  • jeudi 5 novembre 2015
  • Afin de marquer l’enterrement de la région Champagne Ardenne, le frontiste Subtil a siégé avec un brassard noir. Un élu d’extrême droite avec un (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2015 > Novembre > N1363 > Le gouvernement valide la retraite à 63 ans !

QUESTIONS D’ACTU

Le gouvernement valide la retraite à 63 ans !

jeudi 5 novembre 2015 , 246 : visites , par passy cohnn

L’incroyable revirement du Par ti socialiste sur la question des retraites laisse sans voix. Comment ce par ti peut-il encore s’offusquer du rejet qu’il suscite dans son électorat et parmi les autres partis de gauche ?
Depuis qu’ils sont au pouvoir, les socialistes ont validé et aggravé le mal qu’avait fait la droite pendant vingt ans. Petit rappel :
• En 2010, la droite a fait passer le droit à retraite de 60 à 62 ans. Elle a fait passer le nombre d’annuités cotisées de 37,5 à 41,5 entre 1993 et 2020. Plus différentes mesures qui feront baisser les pensions de 25,5% entre 2011 et 2060 (d’après le Conseil d’orientation des retraites). Tout cela s’est produit alors que le PIB doublait et que la France devenait plus riche que jamais elle ne l’a été dans son histoire. Avec cette régression des retraites, les inégalités se sont creusées.

Chaque fois depuis 20 ans, la gauche a combattu ces mesures de régression.
En 1993, Balladur a fait passer la première loi violente contre les droits du secteur privé, en plein été. À l’hiver 1995, Juppé s’est heurté à une grève quasi générale qui l’a obligé à annuler et à différer tout une partie de sa contre-réforme anti-retraites. En 2003, il y eut 140 jours de lutte, 11 journées nationales de grève enseignante, 9 journées interprofessionnelles de lutte. En 2010, il y eut 8 millions de participants au moins une fois aux différentes manifestations. Le PS a bénéficié électoralement de ces combats. En 1997, il a gagné les élections dans la foulée des galères de Juppé. En 2004, il a gagné 20 régions sur 22 en profitant du mécontentement issu du grand mouvement social non satisfait de 2003. En 2010, le Parti socialiste était présent dans les manifestations qui défendaient la retraite à 60 ans à taux plein avec les huit syndicats du pays. Il s’opposa dans son "projet", comme dans le programme du candidat à la présidentielle, au report de l’âge légal et à l’allongement du nombre d‘annuités.

En 2012, le PS a gagné la présidentielle et les législatives en profitant d’un climat de forte contestation sociale dans le pays.
Six mois à peine après son élection, il s’est attaqué aux retraites avec la même violence que la droite. Le recul progressif en trois ans des pensions, additionnant différentes mesures fiscales et l’augmentation de la TVA, peut-être estimé entre 4 et 7%. Le gouvernement socialiste a fait voter un allongement des annuités de cotisations de 41 ans et 3 trimestres en 2020 à 43 ans en 2035. Et aujourd’hui, il entérine la revendication du Medef en introduisant dans le système une nouvelle arme contre le droit à une retraite décente : un malus dont le premier effet est de porter l’âge effectif de départ à 63 ans. Et cela alors qu’il y a quatre millions de chômeurs dans notre pays !

Les sénateurs communistes ont déposé une proposition de loi
permettant de maintenir et de développer sur l’ensemble du territoire national une offre de transport ferroviaire régional de qualité


• Déposée le 27 octobre, cette proposition de loi, qui s’articule sur 4 articles, revient sur les dispositions d’ouverture à la concurrence des lignes d’autobus portées par la loi “Macron”, préconise la généralisation du versement transport au niveau régional et demande d’appliquer aux transports publics urbains et interurbains “soumis à des obligations de service public” un taux de TVA à 5,5% “en considération de leur rôle social essentiel”.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|