“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

Cycleurope

Massive... Combative

jeudi 22 février 2007 , 2840 : visites , par Féthi Cheikh

A l’appel des organisations syndicales CGT, CFE-CGC, CFDT, soutenu par les partis politiques PCF, PS, MRC, PRG, une foule nombreuse, au moins 1000 personnes, avaient répondu présents à la manifestation construite à l’initiative de Joë Triché, Conseiller général communiste.

Cette manifestation s’est déroulée dans le calme, la dignité avec la farouche volonté de défendre les 141 emplois menacés chez Cycleurope .

Pendant près de deux heures le cen-tre de Romilly a vu ses rues engorgées par les salariés de chez Cycleurope mais aussi par de nom-breux salariés des entreprises de Romilly : Jacquemard , PAC Damas , Cheminots, Communaux... et du département : Tractel ,La Sirc , Nief Plastic... Les cyclistes ouvraient la marche, ils avaient répondu avec leur vélos : PEUGEOT, GITANE... Jeunes et moins jeunes se côtoyaient, tenant toute la rue sur plusieurs dizaines de mètres .

Parmi eux Joë Triché, Conseiller général, Pierre Mathieu , vi-président de la Région Champagne-Ardenne et JPierre Cornevin, secrétaire fédéral du PCF, avec dans leur dos une affichette : "Au pays du Tour de France, l’industrie du cycle doit vivre. "

La vidéo de la manifestation du 17 févier en soutien aux salariés de cycleurope


Ensuite derrière la banderole unitaire les salariés à pied au son d’une sono qui diffusait les appels à la lutte contre les licenciements et appelaient à la résistance. Les salariés de Chez Cycleurope brandissaient notamment une pancarte ou l’on voyait Richard Virenque victorieux sur sa bicyclette Peugeot. Il avait dédicacé sur cette photo "Vous aussi, vous étés des champions" C’est ce savoir faire que Grimaldi voudrait sacrifier au seul profit de ses actionnaires. C’est cette qualité de travail que les salariés de Cycleurope et des autres entreprises défendaient tous ensemble ce samedi 17 Février en réaffirment leur volonté de défendre leurs emplois, tous les emplois menacés à Romilly et dans l’Aube.

Entendu dans la Manif :

Joë Triché et Pierre Mathieu

Joë Triché, Conseiller général :

"Dès que j’ai eu vent des mauvais coups qui se tramaient chez Cycleurope début Octobre, j’ai pris contact avec les syndicats de l’entreprise, notamment avec la CGT pour analyser la situation et dégager des propositions , car c’est inadmissible que la fabrication des vélos disparaisse dans le pays qui organise la plus grande course au monde " le tour de France " ... On est sur un marché porteur de 3 500 000 vélos vendus en France chaque année, chez Cycleurope on en produit 300 000 à Romilly , ce site possède un des seuls laboratoires en Europe et il y a un savoir faire indiscutable , donc il y a de la place pour produire des vélos à Romilly."

Pierre Mathieu Vice-président de la Région :

“En tant que Conseiller régional communiste, j’interviens pour qu’effectivement cette collectivité territoriale, si elle est appelée à apporter des financements, que ces financements contribuent non pas pour réduire la production et non pas pour opérer des licenciements , mais dans une démarche extrêmement dynamique pour diversifier les productions du site, pour que l’emploi se développe et en tous cas nous sommes extrêmement vigilants pour que l’aide du Conseil régional soit conditionnée à ce développement industriel. Je ferai observer que pour l’instant c’est le contraire de la stratégie de l’entreprise et de l’actionnaire du groupe Cycleurope. Ghislaine, syndicaliste chez Nief Plastic : “Des licenciements vont venir assez vite, il faut retrouver un emploi avec des formations crédibles pour les futurs salariés licenciés.” Bruno Royer Employé SNCF :

“Il faut donner plus de pouvoir aux salariés et leur permettre de formuler des propositions pour pouvoir changer les politiques de la rentabilité financière dans les entreprises.”

Agnès Liebart Déléguée CGT Cycleurope :

“La levée des mesures antidumping menace l’industrie du cycle en France, nous demandons que la France agisse auprès de la communauté européenne pour le maintien de ces mesures.On attend aussi aux niveaux du département, de la Région et de l’Etat, un moyen de pression sur les actionnaires pour développer l’emploi.”

Pascal Lionnet Déléguée CGT Cycleurope :

“Si on ne demande pas la contre partie des aides publiques en maintien des effectifs et de l’emploi c’est de l’argent foutu en l’air... On a laissé casser le textile, il ne faut pas laisser faire pour la métallurgie, il serait temps que les pouvoir publics et ceux qui nous gouvernent actuellement fassent quelque chose contre les délocalisations...

On a perdu notre 13eme mois, on a perdu nos primes et maintenant on voudrait nous faire perdre notre travail.”

JP Cornevin, secrétaire départemental du PCF :

“Il faut absolument que la question des délocalisations fasse irruption dans cette campagne électorale sinon ce sont des milliers d’emplois qui vont continuer à être délocalisés.

La liberté totale de circulation des marchandises et des capitaux est toujours considérée à droite comme au PS comme indépassable en dépit du vote des Français au référendum de 2005. C’est à ce titre que ces deux partis viennent de s’opposer à la proposition de loi du groupe communiste à l’assemblée nationale qui permettait de prendre des dispositions concrètes pour empêcher les délocalisations

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N909

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|