“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

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Cycleurope L’urgence de réagir

vendredi 2 février 2007 , 2505 : visites , par Féthi Cheikh

Loin des entreprises dans l’Hôtel IBIS, situé dans la région parisienne, lors d’un CCE, la direction de Cycleurope a annoncé le licenciement de 141 salariés sur le site de Romilly-sur-Seine.

Face à cette situation qui ne cesse d’inquiéter les salariés de Cycleurope (leader européen du cycle) et une majorité de Romillons, l’heure est au rassemblement de toute les forces vives de notre ville. C’est le sens de l’initiative prise le 24 janvier dernier par Joe Triché Conseiller général, lors d’une consultation qu’il avait provoquée et à laquelle avaient répondu les Syndicats :CGT, CFDT, CGC, et leurs unions locales , les partis politiques : PC, PS, MRC et le PRG. Personne ne peut accepter que le bassin d’emploi de Romilly n’ait comme autre perspective que de perdre 141 emplois.

L’urgence est donc évidente : notre responsabilité commune est, nous avons la responsabilité de ne pas laisser orphelin le sort de ces familles Pour ce qui concerne les communistes, nous exigeons : Un arrêt immédiat de la procédure en cours, il faut que le gouvernement décrète un moratoire sur ce plans social pour que l’on puisse ensuite engager une réelle concertation entre les élus locaux, les syndicats, les établissements financiers, la direction de l’entreprise et cela sous l’égide de l’Etat .Des solutions dans le volet industriel existent, il faut les concrétiser.

L’argent doit servir à investir dans des projets utiles sources d’emplois et non dans une course à court terme et à courte vue pour une rentabilité financière toujours plus exigeante.

Le site de Romilly possède des atouts, il manque une volonté de politique industrielle et commerciale . Une relance d’une dynamique à la hauteur du défi lancé en 2004, par la direction, est impérative pour l’avenir. La section du PCF partie prenante de la manifestation du 17 février appelle toutes les forces vives, les habitants de notre territoire à participer aux actions menées par les syndicats, avec nos militants, nos élus, nos amis, et touts celles et ceux qui veulent garder tous les emplois de CYCLEUROPE, Nous contribuerons à réussir cette manifestation, nous sommes toujours dans ce combat, contre la rentabilité financière et l’ultralibéralisme tant prônés par nos gouvernants

P.-S.

Cycleurope n’avait pas besoin de cela

Au cours du débat sur Cycleurope lors du Conseil municipal du 18 janvier, Michel Cartelet a déballé la situation financière dans laquelle se trouvait soit disant le groupe. De tels propos n’apportent rien et peuvent être plutôt contre-productifs. L’inquiétude des salariés est suffisamment grande pour ne pas en rajouter. A vouloir tout mettre sur la place publique, le maire ne participe t-il pas à faire peur aux fournisseurs et aux distributeurs ? Ses propos n’ont vraiment pas été compris parmi le personnel notamment dans l’encadrement. On aurait plutôt aimé que le maire propose des actions concrètes du Conseil municipal pour tenter de préserver les emplois.

Irresponsable

La présidente de la Communauté de communes S. Auzols voulait à tout prix faire venir Cycleurope sur l’ancien aérodrome. Un projet de nouvelle usine avait soi-disant été établi. Et un hebdomadaire aubois avait même avancé un coût de 18 millions d’euros.

Mais comment a-t-elle pu s’engager en méconnaissant la situation dans une telle aventure sans s’inquiéter de la situation dans laquelle se trouvait le groupe Cycleurope ? Quelle légèreté et quelle irresponsabilité ! Heureusement que d’autres ont tiré la sonnette d’alarme. Décidément la Communauté de communes revient de loin

La Dépêche de l’Aube N906

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