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Culture. L’Osa au piano

jeudi 19 février 2015 , 613 : visites , par Jean Lefevre

L’Orchestre Symphonique de l’’Aube a donné son concert mensuel
dans l’écrin qui lui est destiné et qui coûte cher, mais on ne
peut pas mettre non plus un saphir dans une châsse en fer blanc.

On aurait aimé que Philippe Adnot, en construisant cet auditorium,
ait la même sollicitude pour le monde associatif, mais comme lui
a dit Joë Triché, « les associations vont devenir les variables d’ajustement
des budgets locaux ».
On ne boudera pas pour autant son plaisir quand l’OSA se produira.
Dimanche, on a eu droit au fameux concerto de Schumann.
c’est celui que je préfère, mais je sais que ce n’est pas toujours
à cause de la musique : il y a de la littérature là-dessous. D’autres
concerti arrachent des cris d’admiration, certes, mais une petite
histoire d’amour entre clara et Robert, le veto du papa, le méchant
M. Wieck, et ce concerto prend tout de suite un aspect people.
Je vois très bien le merveilleux concertiste Denis Pascal
déguisé en Schumann (le cheveu en moins), mais très charmeur
sous une froideur apparente. il surfe avec élégance sur les traits
les plus virtuoses. Une sorte de velouté en la mineur. ces beautés
débordantes sont jouées de mémoire, les yeux au ciel, ce qui lui
permet de lorgner clara. Gilles Millière, alias papa Wieck, surveille.
Quant à clara, cette brillante musicienne, où est-elle ? Je
n’ai que l’embarras du choix : la première violone carole Bruère,
fine et svelte comme un jet d’eau ? La modeste Aliénor derrière
son immense éventail sonore ? Ou bien quelque violoncelliste,
serrant fermement son homme par les hanches de l’instrument ?
Revenons sur terre pour dire tout le lyrisme de cette musique et
la qualité de ses interprètes. La suite fut plus populaire : une ouverture
Mignonne d’Ambroise Thomas qui plaisait aux bourgeois
du Second Empire ; la célèbre Barcarolle des contes d’hoffmann
de Jacques Offenbach et la Fête polonaise de chabrier. Même
pas peur, de donner de la musique populaire, chantante et pétillante
comme seuls les Français savent la faire et qu’on peut emporter
en pique-nique ou sur les barricades.
Entre temps, Gilles a su glisser une pièce contemporaine. Attachez
vos ceintures, c’est du moderne ! Voilà éric Tanguy ! Mais le
drôle est un familier des Dutilleux et des Rostropovitch. Né en
1968, son incanto est plein de bruits et de fureurs, quelques accords
accrocheurs, un rythme fonceur et finalement un enchantement
comme promis par le titre et l’assurance que nous vivons
avec l’OSA des plages de pur bonheur.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1326

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