“Les macronistes, ces personnes étranges qui veulent des contreparties aux aides sociales, mais qui distribuent sans condition des subventions aux grosses multinationales !" Ian BROSSAT

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Conseil général - emploi

L’avenir de la production de vélos menacé au pays du tour de France

vendredi 26 janvier 2007 , 1905 : visites , par Passy Connh

Les salariés aubois continuent de payer durement les conséquences des politiques libérales mises en œuvre en France et au niveau européen.

C’est la loi du marché, il faut faire avec, continue de clamer le gouvernement.

Dans l’Aube les élus de droite ont bien sur le même discours. Ils accusent même ceux qui refusent cette soumission à la loi du fric de "jusqu’au boutistes de l’inutile ". C’est ainsi que Ph Adnot président du Conseil général analyse par exemple les réactions des syndicats qui n’acceptent pas la vague de licenciements annoncés chez Cycleurope. Mais n’est ce pas ces mêmes arguments que la droite a employé ces 10 dernières années pour justifier les 20 000 suppressions d’emploi dans le textile aubois. Les jusqu’au boutistes, les irresponsables est-ce que ce ne sont pas ces élus qui au nom de la loi du marché ont laissé détruire toute une industrie, laissé partir un savoir faire et fermé pudiquement les yeux sur les ravages sociaux, sur les drames humains engendrés par cette insupportable course à la rentabilité financière à la compétitivité mondiale dont on sait finalement que les gagnants sont toujours les mêmes.

Nouvelle journée noire pour l’emploi dans l’Aube Alors bien sûr à l’ouverture de la session du Conseil général de lundi dernier, Joë Triché et MF Pautras sont à nouveau revenus sur ces lourdes conséquences pour les salariés aubois à travers notamment le dossier de Cycleurope. "c’est à nouveau une journée noire pour l’emploi dans notre département qui s’annonce." a d’emblée déclaré Joé Triché en prenant la parole "En effet, se tient aujourd’hui même une réunion du comité central d’entreprise de Cycleurope au cours de laquelle l’actionnaire devrait annoncer un plan de 141 suppressions d’emplois et la sollicitation financière des collectivités territoriales pour l’accompagner dans cette nouvelle casse massive de l’emploi. Mais ce qui est également en jeu avec ce dossier, c’est l’avenir de la production du cycle dans le pays du " Tour de France ". Pourtant, le marché français est extrêmement porteur. En 2005, 3,7 millions de vélos vendus représentant plus de 800 millions d’euros. Pas étonnant, la France est le 4ème pays consommateur de vélos par habitant au monde ! "

A un projet de développement de l’activité qui garantisse les emplois actuels.

Les difficultés de Cycleurope peuvent être surmontées autrement que par la casse de l’emploi et l’abandon de la production de cycles dans notre département et en France. Les atouts de l’entreprise romillonne sont réels : Un marché extrêmement porteur, Un savoir-faire incontestable et une entreprise à la pointe de la recherche et de l’innovation puisqu’elle détient le seul centre de recherche européen sur le vélo. Il parait donc inadmissible que des recherche de solutions alternatives ne soit pas mises en œuvre. C’est dans ce sens que A. Bocquet président du groupe communiste à l’Assemblée nationale est intervenu tour à tour auprès du 1er ministre D de Villepin, du ministre de l’emploi et de celui de l’industrie. Joé Triché comme A. Bocquet demandent que la suspension de la procédure en cours soit prononcée et qu’au lieu de céder aux exigences de l’actionnaire, le gouvernement et les collectivités territoriales devraient au contraire peser dans le même sens pour conditionner leurs aides éventuelles à un projet de développement de l’activité qui garantisse les emplois actuels. Expérimenter une nouvelle prestation qui concentre l’effort sur la transition vers le travail MF Pautras a déploré quant à elle que les élus du Conseil général : "martèle toujours le même discours , pour maintenir l’implantation d’une entreprise, il faut faire des coupes sombres, supprimer une bonne partie des emplois pour soit disant en sauver quelques autres. En prime, les contribuables par le biais des aides publiques diverses doivent assister ces entreprises qui bien souvent finissent tout de même par délocaliser à plus ou moins longue échéance." et là aussi les exemples se multiplient et cela depuis des années.

"Quoi qu’il en soit, le Conseil général est directement concerné et en première ligne, puisqu’il a la charge de s’occuper de ’l’infirmerie" et des victimes laissées sur le tapis. Or a poursuivi MF Pautras " Vous avez fixé un objectif chiffré de créations de 900 contrats d’avenir par an qui permettrait à 900 Rmistes de sortir de l’assistance. Ce à quoi aspire bon nom-bre d’entre eux. Or, 276 contrats d’avenir et 58 RMA ont été inclus alors dans le département en 2006. "

Devant ce résultat peu glorieux l’élue communiste a demandé que soit respecté l’objectif chiffré des contrats d’avenir en responsabilisant les entreprises qui reçoivent des aides publiques. Elle a également proposé que soit expérimentée une nouvelle prestation qui concentre l’effort sur la transition vers le travail. Il s’agit derevenu de solidarité active proposé par les commissions Hirch. et que certains départements expérimentent. Le RSA (revenu solidarité active) s’appuie sur un constat. Un allocataire du RMI qui retravaille à 1/4 temps perd des revenus, il n’en gagne pas lorsqu’il retravaille à mi-temps. Or il est vital que les revenus du travail permettent de sortir de la pauvreté. Le soutien financier du RSA s’ajoute aux revenus du travail . Il est calibré pour que le revenu global du Rmiste ne soit pas en dessous du seuil de pauvreté évalué à 600 euros par mois pour un célibataire.

Emploi, délocalisation, salaire, minima sociaux, protection sociale etc. .avec les élections présidentielle et législatives, les Auboises et les Aubois ont l’occasion de faire avancer les idées qui leur semblent indispensables pour que demain chacun puisse aborder l’avenir avec confiance. Qu’ils ne s’en privent pas.

P.-S.

Cartelet et Auzols prêts à accepter les licenciements Alors que les communistes et leurs élu-es multiplient leurs interventions auprès : du préfet, du président du Conseil général, des ministres de l’industrie et de l’emploi, le maire de Romilly et la présidente de la Communauté de communes semblent accepter les 141 licenciements.

Au Conseil municipal du 18 janvier, ils ont compati au sort des futures familles touchées par ce plan social. Pourtant ce n’est pas de compassion qu’ont besoin les salariés mais d’actions concrètes en vue de propositions qui assurent les emplois du site.

Mme Auzol déclare regretter que le plan social envisagé ne touche que le site de Romilly, aurait-elle accepté les 141 licenciements s’ils avaient été partagés entre les sites de Romilly et Machecoul ?

Il y 6 mois Mme Auzol promettait le transfert et le développement de Cycleurope dans la zone industrielle de la Belle Idée et aujourd’hui elle dit découvrir la situation financière de l’entreprise. Quelle irresponsabilité et incompétence de la part de la présidente de la Communauté de communes ?

Section PCF de Romilly-sur-Seine

La Dépêche de l’Aube N905

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