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Le jour d’après

jeudi 15 janvier 2015 , 70 : visites , par LE CAPITAINE TRICASSE

« Je voudrais vraiment qu’on ne vote pas Le Pen après, sinon ça voudrait dire qu’ils seraient morts pour rien », déclarait, le soir de la Marche du 11 janvier, Elsa Wolinski, la fille du dessinateur tué.
La secousse de l’horrible massacre a déclenché une formidable lame de fond citoyenne. Face aux millions, les frontistes se sont comptés quelques centaines à Beaucaire dans le Gard. Et encore n’y ont-ils pas fait l’unanimité. N’est-ce pas la fille Le Pen qui, fin 2010, parlait d’« occupation » de notre pays par les musulmans ? Les exemples de poison, ouvertement répandu ou insidieusement distillé, foisonnent dans les propos et les écrits des dirigeants FN. La semaine dernière, elle s’est évertuée à surfer sur la houle républicaine. Elle a bu la tasse, persona non grata quand la liberté, la démocratie, la tolérance sont mutilées. C’est un signe.
Un signe dont devront aussi tenir compte ceux qui nous gouvernent. Celui des urnes les a laissés indifférents, décidés à aller au bout de leurs trahisons. Mais celui de la rue, après le choc brutal, a été extrêmement puissant. L’émotion face à l’abomination, la solidarité avec les victimes, la tension d’une semaine de sang et de larmes y sont évidemment pour beaucoup. Mais dans les rassemblements, une “magie” s’est déclenchée. Des regards se sont croisés, des mains se sont serrées, des paroles ont été échangées. Nous étions Charlie, nous étions l’autre et l’autre était nous.
Ce “nous” que l’on veut étouffer au profit du “je” dans le jeu de la concurrence et de la différence. Lundi dernier, était un jour nouveau. C’était le jour d’après.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1321

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