“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

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  • Escroquerie idéologique sur l’argent. Les détournements de fonds du capital
    5 décembre 2014

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Escroquerie idéologique sur l’argent. Les détournements de fonds du capital

vendredi 5 décembre 2014 , 907 : visites , par Rémi

Alors que banques et capitalistes se sucrent et fraudent le fisc et les organismes sociaux en quasi impunité, un quart des français doit se priver de nourriture et un sur dix renoncer à des soins.

25% de personnes sous le seuil de pauvreté à Troyes ; 45% à Roubaix contre 7% à Neuilly... et à Versailles ! C’était en 2011. Depuis, les plans d’austérité de François Hollande et de ses gouvernements n’ont fait qu’empirer les choses. Les profits des banques et des grands groupes s’envolent, ainsi que les dividendes versés aux actionnaires. Et pourtant, le pouvoir, pacsé avec le grand patronat et les financiers, renforce son lavage de cerveau idéologique selon lequel il n’y aurait pas d’argent. De l’argent, il y en a, il coule même à flots. Mais ces flots sont détournés de leurs finalités aux dépens de l’immense majorité de ceux qui, par leur travail, produisent toutes ces richesses.

les enfants pauvres, ces “enfants de la crise”, vont droit vers
l’échec scolaire, le mal être, la révolte, voire pire.

Le chiffre qui accuse entre 1 et 2 millions d’enfants pauvres

Alors que l’argent coule à flots pour les plus riches. notre pays compte, selon les critères utilisés, entre un et deux millions d’enfants pauvres. 440 000 de plus depuis le début de la crise.

“C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches”. Comment de pas avoir en tête ce que disait Victor Hugo dans son roman L’homme qui rit ? Les études vont toutes dans le même sens et deviennent réquisitoire contre l’austérité : la pauvreté augmente au niveau mondial, en France, 5ème puissance économique mondiale, et dans notre département avec, notamment une progression d’une année à l’autre de 10% du nombre de bénéficiaires du RSA. De l’argent, il y en a, mais pas pour tous le monde. Au regard des bénéfices annoncés par les grands groupes du CAC40, ceux-là même qui délocalisent les productions, cassant sans vergogne l’emploi et des pans industriels entiers comme le textile... tout en encaissant les aides publiques, au regard de tels bénéfices, le scandale n’en est que plus grand, plus révoltant, d’une pauvreté qui n’est plus “rampante” mais qui se répand comme un feu de broussailles. En cinq ans, le revenu des ménages modestes a baissé de 6%. Précarisation aidant, un quart des salariés perçoivent moins de 635 € net par mois. On pourrait multiplier les exemples de cette impitoyable et inhumaine descente aux enfers des pauvres. Entendre Gattaz, le président du Medef, parler de “souffrance” des patrons, laisser dire qu’il n’y aurait pas d’argent, c’est se ficher du monde et c’est nous prendre pour des idiots. C’est la souffrance des pauvres qui devrait être la préoccupation d’un gouvernement de gauche. Lutter contre la violence qui leur est faite et non les stigmatiser comme le font d’actuels ministres, qui reprennent les discours de la droite pour trouver des boucs-émissaires à leurs échecs. Souffrance des enfants, expulsés ou mal logés (600 000 sont concernés), mal nourris, imprégnés dans leur chair par l’insécurité sociale, le stress des lendemains sans avenir sinon pire. Derrrière les chiffres qui accusent, il y a des hommes, des femmes, des enfants par millions d’un côté et, de l’autre, une poignée de profiteurs, menteurs et pilleurs de nos richesses. De l’argent, il y en a. Il faut avoir le courage politique d’aller le chercher. Ouvrons le yeux, l’austérité n’est pas la solution, c’est le problème.


Dans l’Aube, le nombre des bénéficaires du raa a progressé de 10% en un an.


Ce que l’on nous cache

Aprè̀s avoir demandé́ le droit de licencier sans justification et la suppression de l’impô̂t sur la fortune (ISF), Gattaz organisait avec le Medef, une semaine de provocation patronale, du 1er au 5 dé́cembre, pour sangloter et exprimer « la souffrance des patrons ».

Et pourtant...

• Dividendes, rachats d’actions et circuits financiers captent une part croissante de la richesse produite. La part des dividendes prélevée sur cette richesse est passéé de 2%, au dé́but des anné́es 1980, à 14% en 2013. Ces dividendes et rachats d’actions, sté́riles é́conomiquement, aussi bien pour l’emploi que pour l’investissement, viennent d’atteindre 95% du ré́sultat des entreprises coté́es à̀ Wall Street ! En France, pour le CAC40, ce taux a dé́passé́ 80% en 2013.

Le PCF propose  : La mise à̀ contribution des revenus financiers des entreprises et des banques au mê̂me taux que celui de la cotisation sociale des salariés. Et pourtant...

Et pourtant...

• Le grand “dada” du Medef, de l’UMP, du FN et du gouvernement : il faut ré́duire les impô̂ts ! Ce slogan occulte une vraie question : l’injustice, aujourd’hui, devant l’impôt. Avec la TVA qui rapporte trois fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les socié́té́s, nous payons tous l’impôt. Tous ? L’é́vasion fiscale des amis de M. Gattaz est estimée entre 60 et 80 milliards d’euros chaque anné́e.

Le PCF propose : La mise en oeuvre des propositions de la commission parlementaire contre l’évasion fiscale et une véritable réforme fiscale

 

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1315

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