La dette est une arme de guerre pour imposer les mesures d’austérité et pour accélérer les déréglementations réclamées par le Medef.” François Chenais économiste

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Romilly : avec la fermeture du centre de post-cure, une offre de soins disparaît... ne l’acceptons pas !

jeudi 2 octobre 2014 , 199 : visites , par Joë Triché

Le projet de fermeture du centre de soins Camille- Claudel, a suscité de l’incompréhension parmi la population et de la colère dans le personnel.

Cette structure, située à proximité du Pont du Calvaire et antenne de l’hôpital psychiatrique de Brienne, a répondu à une volonté de sectorisation des soins psychiatriques avec le souci de se trouver au plus près des patients. Dans ce cadre, plusieurs antennes ont été créées dans le département. Or, aujourd’hui, il y a remise en cause de cette sectorisation dans le dessein, inavoué, de réaliser des économies sur le dos des personnels et des patients.

UNE STRUCTURE BIEN ADAPTÉE AUX BESOINS DU SECTEUR DE ROMILLY
L’unité de soins Camille-Claudel est composée de trois services. L’hôpital de jour prend en charge les patients du lundi au vendredi. Il assure un suivi psychologique en leur permettant de rester chez eux et ainsi de garder une certaine autonomie. C’est une alternative à l’hospitalisation qui est aussi pour l’hôpital une source d’économies. Le service des consultations permet de rencontrer un psychiatre, un psychologue ou un infirmier, en fonction des difficultés des patients. Enfin le service de postcure, qui fonctionne 24 heures sur 24, dispose de neufs lits. Huit infirmiers, un aide médicopsychologique et deux agents de service hospitalier y sont affectés. Ce service permet un prolongement des traitements hors période aigüe après une hospitalisation. Il joue un rôle concret de réinsertion des malades, par exemple en aidant certains à retrouver un emploi. Il accueille de même des malades en phase de “rupture”, leur évitant une hospitalisation à Troyes ou à Brienne. Avec la fermeture de la post-cure, si elle devenait effective, notre secteur perdrait une offre de soins avec le risque d’un arrêt de la prise de leurs traitements par certains patients et de la prise en compte de leur situation sur place.

MAIS ALORS POURQUOI CETTE FERMETURE ?
D’après la direction du centre hospitalier de Brienne, c’est le déficit financier de l’établissement qui l’exige. Cet argument a énormément surpris les personnels soignants et non soigants car, contrairement à de nombreux autres, cet hôpital avait la réputation de ne pas avoir de problèmes financiers particuliers. D’ailleurs, la direction semble se prendre les pieds dans le tapis avec les chiffres de ce soi-disant déficit. Elle a parlé de deux millions, puis d’un million et aujourd’hui de 800 000 euros. Un déficit qui serait dû au remboursement d’emprunts pour les investissements réalisés. Or, si les banques ont accordé ceux-ci, c’est bien parce qu’elles savaient, au regard des résultats financiers de l’établissement, qu’il pouvait les rembourser. Alors, les explications de ces si soudaines difficultés ne seraient-elles pas ailleurs ? à savoir la baisse des dotations de l’état, via l’ARS (Agence régionale de santé. En effet, le gouvernement, dans le cadre de son plan de réduction de la dépense publique de 50 milliards d’euros, a décidé de mettre à contribution la Sécurité sociale pour une vingtaine de milliards. Des économies qui se feront sur le dos de l’hôpital public et de ses personnels et patients, alors que dans le même temps sont aussi demandés des “efforts” à d’autres catégories de la population, notamment les retraités.

UNE RESTRUCTURATION QUI VA FAIRE MAL
C’est donc bien un vaste plan de restructuration de l’hôpital de Brienne, avec comme première cible le personnel, dont il s’agit. 25 postes sont menacés de suppression, dont 17 directement affectés aux soins (13 infirmiers dont 7 à Romilly et 4 secrétaires médicales). à cela s’ajoutent les menaces de fermeture des urgences psychiatriques à Troyes. De plus, la fermeture de la postcure à Romilly va aggraver la situation locale en matière de santé ; baisse du nombre de médecins généralistes avec des départs à la retraite, fermeture du service moyen séjour de l’hôpital, qui rencontre, de plus, bien d’autres problèmes. Pourtant, la population a droit à une offre de soins qui permette d’être soigné dans de bonnes conditions. Une autre politique de santé est donc nécessaire avec, pour objectif, ce qui à prévalu au moment de la création de la Sécurité sociale : cotiser selon ses moyens et être soigné selon ses besoins.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1306

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