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Logement - Valls et Cie : Entreprise de démolition

jeudi 4 septembre 2014 , 149 : visites

Plutôt que d’épauler les victimes de la spéculation et du logement cher, Valls et sa ministre PRG du logement, Sylvia Pinel, choisissent d’aider les riches et les bailleurs privés à faire face à la crise de l’immobilier.

Après la standing ovation chez le Medef, Valls vient d’être couvert de louanges par Benoist Apparu, le député-maire UMP de Châlonsen- Champagne et ancien ministre du logement de Sarkozy. à peine avait-il annoncé sa décision de ne pas appliquer les dispositions sur l’encadrement des loyers, prévues dans la loi Alur (pour l’accès au logement et un urbanisme rénové), qu’Apparu squattait les médias pour dire tout le bien qu’il pensait de cette décision. On a les soutiens qu’on peut et le gouvernement en a de moins en moins à gauche. Le mérite du sarkozyste a, au moins, été d’être clair, rappelant que dans l’immobilier, les investisseurs se préoccupaient d’abord de la rentabilité, faute de quoi “ils n’investissent plus”. En plein accord avec un premier ministre plein d’empathie pour les “incertitudes pour les investisseurs”. En début d’année, la Fondation Abbé Pierre rapportait que dix millions de personnes en France étaient concernées, de près ou de loin, par le mal-logement. Le prix des loyers en étant une des principales causes, aggravée par les effets de la crise économique et de la précarisation de l’emploi. En effet, pour de nombreux foyers modestes, la Fondation évalue à plus d’un quart, et jusqu’à 40% du budget familial, la dépense liée au logement. Au-delà du nouveau coup de force et du scandale démocratique, cette volte-face est un bras d’honneur aux 6,5 millions de locataires du parc privé qui ont vu leur loyer augmenter en moyenne de 55% depuis l’an 2000.

QUATRE FOIS PLUS CHER
Ce serait des considérations d’ordre technique et d’impréparation qui auraient conduit Manuel Valls à renoncer à la mesure la plus emblématique de la loi Alur qu’était l’encadrement des loyers. Sans attendre sa mise en application, il a enterré dans la fosse commune des engagements présidentiels le numéro 22, capitulant devant les lobbys de l’immobilier. Le détricotage de la loi Alur ne sera pas l’unique cadeau fait aux promoteurs : diminution de la taxation des plus-values sur les terrains constructibles, extension des dispositifs de défiscalisation, etc. Vieilles recettes utilisées depuis la fin des années 90, ces déficalisations sont extrêmenent onéreuses. Elles coûtent quatre fois plus cher aux contribuables que la construction de logements sociaux. Ces nouveaux cadeaux devraient générer à peine six à dix mille logements. Bien moins que les 500 000 logements par an, dont 25% de logements sociaux, promis par le candidat F. Hollande. C’est une nouvelle fois dans les caisses publiques que puisera le gouvernement pour lever les “incertitudes” et écarter “l’insécurité juridique qui pèse sur les investisseurs”, selon les termes de la Fédération nationale du bâtiment. Un chiffre : 10% des plus riches détiennent 50% du patrimoine, alors que 50% des plus modestes n’en possèdent que 7%.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1302

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