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Vendeuvre-sur-Barse : Simpa placé en redressement judiciaire après Les contes... l’heure des comptes

jeudi 31 juillet 2014 , 639 : visites , par Rémi

Petitjean, Vachette, Simpa... des centaines d’emplois sont sur le fil du rasoir dans l’Aube. Incompétent ou dissimulateur ? En mars dernier, le patron de Simpa se déclarait “très confiant” pour 2014.

Quel bel outil qu’internet ! Voilà ce que déclarait, le 6 mars dernier, Frédéric Chaussat, le président de Simpa sur le Facebook de campagne de la liste du maire de Vendeuvre, Jean-Baptiste Rota : “Pour 2014, on est confiant, voire très confiant”. Quatre mois ont passé depuis le satisfecit et c’est la catastrophe. En juin 2012, Hervé Guillaume, un des membres du trio de repreneurs, qualifiait l’entreprise de “pépite industrielle”. La direction met en avant le changement de stratégie commerciale de son plus gros client, Brico Dépôt, et le remboursement d’aides publiques (état, Région, Département, Communauté de communes) après une avance de trésorerie, en 2009, de 2,8 millions d’euros, sous forme de rachat du site et de sa mise en location. Les déclarations enthousiastes sur la bonne santé de l’entreprise, pas si lointaines comme on l’a vu, cachent une faute de gestion qui, bien que n’expliquant pas tout, a été lourde de conséquences. Le manque de diversification des clients avec l’un d’entre eux, à lui seul, principal donneur d’ordres. De l’aveu même de F. Chaussat, la décision de Brico Dépot a fait perdre 23% des commandes. Certes, il y a aussi les effets de la crise et la suppression de certaines mesures fiscales, mais, toujours selon Frédéric Chaussat dans le même article du 6 mars dernier : “Simpa a réussi à surfer sur la vague”. Alors, non pas qui croire, car c’est le même qui riait hier et aujourd’hui pleure, mais que croire ? Un dossier avec peu d’infos mais plein d’intox.

UNE “ARDOISE” DE 22 MILLIONS
Le dépôt de bilan touche Simpa à Vendeuvre et deux filiales, Arbat à Arcis et Escao à Lusigny, laissant peser de lourdes menaces sur les 450 emplois aubois de l’entreprise. Dans un tel contexte, les salariés ont su se rassembler et plusieurs rassemblements ont été organisés. Ils étaient près de 200 mardi dernier à Troyes devant le tribunal de commerce qui a placé Simpa et ses deux filiales en redressement judiciaire pour une période de 6 mois. Si le délai accordé a entrouvert le couvercle de plomb qui pesait sur les ouvriers, leurs familles et, plus largement, sur le bassin d’emploi, il n’en reste pas moins que l’ampleur du passif des trois sociétés, de 22 millions d’euros, est plus que préoccupant. On se demande ce qui pouvait, il y a quatre mois, motiver la “confiance” de la direction, car il est difficile de croire que l’ardoise serait tombée du jour au lendemain. La période de mise sous tutelle judiciaire débouchera-t-elle sur un plan social ? Quid des deux usines de Roumanie, dont on a peu entendu parler mais qui, à défaut de clarté, laissent planer le spectre de la délocalisation ? Que penser enfin des trois derniers repreneurs qui, bien qu’ils s’en défendent à grands coups de déclarations tonitruantes, ont en cinq années fait replonger l’entreprise ? Beaucoup trop d’ombre, trop peu de lumière.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1297

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